Capture d’écran Twitter

Freddy E. : la mort d'un rappeur en direct sur Twitter

Le 5 janvier, Twitter a été le lieu virtuel d'un macabre évènement : Freedy E., un jeune rappeur américain de 22 ans, s'est donné la mort, en direct. 

Capture d'écran Twitter

Il est des histoires qu'on ne pensait retrouver qu'au cinéma. Des histoires de morts en direct, comme dans Live !, film de 2007 réalisé par Bill Guttentag. On y voyait l'actrice Eva Mendes, grimée en présentatrice télé, qui commandait une toute nouvelle émission au concept foireux histoire de faire remonter les audience d'une chaîne : la roulette russe en temps réel et devant des millions de personnes.

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Samedi 5 janvier sur Twitter, Freedy E. a écrit sa mort. Minute par minute, seconde par seconde, le rappeur de 22 ans a commenté sa propre exécution aux 100 000 personnes qui le suivaient alors. Certains ont essayé de l'implorer, sans succès.

Capture d'écran Twitter

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Ensuite, plus rien. Plus un tweet, plus de message. Est-ce que c'était une manière de faire du buzz ? De faire parler de lui ? Quelques heures plus tard, le père du rappeur a annoncé la mort de son fils sur sa page Facebook :

Aujourd'hui, notre fils, Frederick Eugene Buhl (@freddy_E), âgé de 22 ans, s'est suicidé en se tirant une balle dans la tête.

Twitter, Facebook : peut-on intervenir ?

Ce n'est pas la première fois qu'un tel évènement se produit sur un réseau social. Déjà en octobre 2012, une adolescente canadienne victime d'harcèlements s'était donnée la mort. Elle avait averti la Toile de son geste à travers une vidéo de dix minutes : elle racontait son histoire avec des petits bouts de papiers. Puis fin décembre, un jeune rappeur new-yorkais de 19 ans avait écrit un tweet laconique avant de mettre fin à ses jours :

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Capture d'écran Twitter

Est-il possible, en tant qu'internaute, d'intervenir ?  Sur Twitter par exemple, il est spécifié que "s'il y existe un danger de mort ou de blessures graves, et que Twitter détient des informations pouvant aider à prévenir ce danger, vous pouvez envoyer une demande d’information en urgence par e-mail, via lawenforcement@twitter.com».

Facebook, lui, a mis en place un guide de façon à répondre aux questions d'internautes qui seraient témoins d'une annonce de suicide. Ainsi, le réseau social essaie d'aiguiller en posant une question ("Dois-je aider quelqu'un qui a publié du contenu de nature suicidaire sur le site ?") puis en essayant d'y répondre.

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Capture d'écran Facebook

Par Louis Lepron, publié le 10/01/2013

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