Foals à La Maroquinerie (Crédits Image : Louis Lepron)

Foals à La Maroquinerie : un concert dément

Une petite salle pour un grand concert : voilà comment pourrait être résumée la venue de Foals le jeudi 13 décembre à la Maroquinerie, unique passage en France en 2012. Live-report option images.

Foals à La Maroquinerie (Crédits Image : Louis Lepron)

Arrivé dans la salle, il y a déjà un groupe qui joue depuis 20 heures. Il s'agit de Trophy Wife, emporté dans les bagages "première partie" de la tournée de Foals. Soit un quartet pop séduisant à l'apparence, mais vite redondant. Considéré comme du "sous-Foals", le groupe, conduit par le leader Jody Prewett, essaie tant bien que mal de chauffer la salle. On retiendra leur "oldest track", Microlite, qui permet de prendre le pouls du public une vingtaine de minutes avant que Foals n'occupe l'espace.

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Trophy Wife (Crédits Image : Louis Lepron)

L'introduction est crachée à travers les baffles de La Maroquinerie. Grandiloquente, elle fout une pression monstre à l'audience alors que les derniers réglages continuent sur scène. Enfin, les lumières s'éteignent. Yannis Philippakis, entouré de son groupe, prend le micro. Le début du set est puissant : riffs de guitare appuyés, comme une ritournelle à même de nous faire exploser le cerveau, suivis d'une basse mordante.

On comprend alors ce que voulait dire le leader de Foals lorsqu'il parlait d'un troisième album "éhontément  funk". Car oui, le lien entre Antidotes et Total Life Forever, surmonté d'arrangements rock, se réalise. Et dès lors que la batterie de Jack Bevan s'amorce, on comprend que Foals est bel et bien de retour : chirurgicale et intense, la base rythmique est toujours aussi prenante.

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Pendant 1 heure 30, le groupe, emmené par l'expansif Yannis Philippakis, ne va pas arrêter de prendre à rebours le public, complètement fou. Car même si la setlist, laissée sur la scène avant le concert, ne prévoyait qu'un concert d'échauffement, c'est tout le contraire qui se concrétise : Miami, Blue Blood et Spanish Sarah dans un final de folie pour Total Life Forever; Red Socks Pugie et Two Steps Twice pour Antidotes. Le public est déchaîné.

Foals à La Maroquinerie (Crédits Image : Louis Lepron)

Pour ce qui est de Holy Fire, troisième essai de la formation qui sortira en février 2013, on reçoit la dansante My Number, on se prosterne devant Providence, une composition inédite, puis on finit par se prendre en pleine gueule Inhaler, qui achève l'audience. Ce riff, piqué aux années 90 pour être mieux aiguisé en 2012, est ce que Foals a fait de plus puissant jusque-là. Et sa réussite est de parfaitement maîtriser les ingrédients pop, rock et funk que le groupe cultive depuis quatre ans.

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Yannis Philippakis, face à une audience qui se fait retourner dans tous les sens, n'hésite pas à sauter à plusieurs reprises, en s'aidant d'une baffle pour prendre son élan. On s'attendait à une tournée européenne d'échauffement, on a eu l'un des meilleurs live de l'année. Prochain rendez-vous : l'Olympia le 25 mars 2013.

Bonus vidéo : Foals - Providence

Par Louis Lepron, publié le 17/12/2012

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