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Fight Club : la surprenante théorie finale d'un internaute

Publié le

par Constance Bloch

Un internaute vient de déclencher une mini-révolution parmi les fans de Fight Club en dévoilant une nouvelle théorie bien ficelée. Attention spoilers, évidemment.

Fight Club fait partie de ces oeuvres incontournables qui des années après leur parution, continuent de déchainer les passions. En témoigne l'engouement suscité par l'annonce de la suite des aventures de Tyler Durden en juillet dernier par Chuck Palahniuk, l’auteur du roman, lors du Comic-Con de San Diego.

L’œuvre du romancier a été popularisée en 1999 par l’adaptation coup de poing proposée par le trio Norton-Pitt-Fincher, désormais considérée comme culte.

Et seize ans plus tard, l'histoire continue de déclencher les théories les plus folles. Dernière en date, celle bien ficelée d'un internaute qui a été relayée par l'auteur du livre himself sur sa page Facebook, accompagné par ces mots : "You can thank me later" ou, en français :

Vous pourrez me remercier plus tard.

(Capture d'écran Facebook)

Malgré les nombreuses théories qui ont entouré l'histoire de Fight Club depuis sa sortie, la plupart des gens s'accordaient à dire que la schizophrénie de Jack, le narrateur incarné à l'écran par Edward Norton, avait mené à créer de toutes pièces le personnage de Tyler (Brad Pitt), afin d'exorciser une partie de lui-même qu'il n'arrivait pas à dévoiler dans la "vie réelle". Mais ce n'est pas tout.

Sur un site spécialement créé pour l'occasion, jackdurden.com, un internaute a déroulé une logique beaucoup plus poussée : il affirme que Tyler n’est pas le seul personnage imaginaire de Fight Club. Et il faut admettre que tout semble étudié de manière méthodique et minutieuse, présenté à chaque fois comme une "règle", accompagnée d'images du film de David Fincher sur lesquels sont mis en exergue des détails, ainsi que des extraits de dialogues.

Rien n'est réel

Il explique point par point pourquoi, selon lui, pourquoi Marla Singer, Robert Paulson alias Bob, tout comme la maison délabrée dans laquelle ils s'installent, ne seraient en réalité que le fruit de l’imagination de Jack. Il pointe du doigt le fait que Tyler et Marla ont énormément de points communs : leurs tenues vestimentaire, le fait qu'ils n'aient pas d'ombre (lors que Jack n'est pas là pour les voir), le fait qu'ils fument tous les deux, qu'ils portent des lunettes similaires et qu'ils ont les mêmes expressions du visages car... ils n'existent pas.

Cette remarque, selon l'internaute, est poussée à son paroxysme à la fin du film : Marla et Jack (Edward Norton) sont dans l'ombre de dos et, vu leurs vêtements, on a presque du mal à distinguer qui est qui :

Image tirée du film Fight Club (Capture d'écran YouTube)

Aussi, Tyler et Marla sont deux personnages qui vont en venir à contrôler Jack. Le premier dans l'avion, la deuxième dans la poursuite des thérapies de groupe. Pour l'internaute, une scène vient symboliser la prise de pouvoir de Marla dans l'inconscient de Jack : lors de la séquence qui se déroule à la laverie, Marla vient voler des vêtements, et notamment des pantalons, pour les vendre de l'autre côté de la rue.

D'après l'internaute, "Jack a choisi de s'auto-émasculer en faisant ça. Soit il a choisi de s'identifier à une femme, soit de faire de Marla son principal alter ego". Et cette vision du film et de son esprit est selon lui corrélée par la présence d'un vibromasseur tenu par Marla au cours de plusieurs scènes, prouvant que ce n'est pas un personnage réel : les vibromasseurs ne seraient qu'une métaphore de la conscience de Jack et de son rapport à sa masculinité.

Autre fait : Bob serait à l'origine de ce déraillement psychiatrique, une caractérisation sous forme humaine de la naissance des multiples personnalités du héros, qui s'abreuverait des médias et de la publicité pour les élaborer de toutes pièces, tout comme la maison dans laquelles ils sont censés évoluer, qui n'existe pas puisqu'il résideraient tous à l'hôtel...dans lequel vit Jack.

Une plongée intéressante et méticuleuse dans les méandres d'un film culte qui vaut le coups d'oeil, et mérite d'être accompagnée d'un nouveau visionnage.