FIDLAR : le Punk version hype

FIDLAR signifie « Fuck It Dog, Life's A Risk ». L'acronyme qui sonne à la coule, au dépit d'avoir du sens, est assez révélateur de l'esprit auquel s'accroche cette jeune et bruyante formation. Le genre de mecs qu'il faut éviter d'inviter à ta soirée si tu tiens à tes meubles.

Ils font du Punk de branleurs, comme les aficionados français aiment à l'appeler, et sont sortis de la cave il a un an, avec un premier single explicitement intitulé « Chinese Weed ». Un brûlot rock de moins de deux minutes, sale et brillant à la fois. Dans le mille.
FIDLAR c'est d'abord quatre garçons aux bonne tronches, qui excellent dans le format court, à l'image des Ramones, mais aussi lorsqu'il s'agit de se balader avec une bière à la main, comme l'illustre le joli et entrainant « Max Can't Surf ».

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De Chinese Weed à aujourd'hui, ils ont dévoilé un deuxième EP : DIYDUI (fortement conseillé aux amateurs de Punk Hardcore), replaqués quelques 3-6 flips sur la promenade de leur Californie natale, donnés des concerts gratuits, ingurgité un peu de LSD, pour enfin sortir un troisième EP : No Waves/No Ass, qui déclenchera le bouche-à-oreille actuel.

Signés depuis peu chez Wichita (Bloc Party, Simian Mobile Disco...), ils ont souillé le sol de l'Espace B à Paris, dans le cadre d'une tournée encore inachevée débutée avec les Hives, rien que ça. Et autant dire qu'en live, ils balancent l’énergie nécessaire pour te faire retomber à tes 20 ans, l'envie de salir tes chaussures au milieu de la fosse te prend aux tripes, et te revoilà, tourbillonnant dans un pogo que tu t'étais promis de ne plus jamais refaire.

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On se fait plaisir avec White on White, dernier morceau révélé à ce jour, qui sera présent sur leur premier album S/T.

D'ici là, gardez bien leur nom en tête, parce que lorsque l'album sortira, le 4 février, tout le monde l'aura à la bouche.

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Thomas de Ambrogi

Par Martin Samson, publié le 18/12/2012

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