La Lune, des riffs de Neil Young et le stade Aguilera, ça n’a pas de prix

FestiVine #3 : un premier jour rock au Big Festival

Entre la Côte des Basques, le stade Aguilera et la Halle d'Iraty, Konbini est allé faire un tour au Big Festival de Biarritz. Une cinquième édition hétéroclite qu'on vous raconte au jour le jour, à base de Vine et de bonne humeur. 

La Lune, des riffs de Neil Young et le stade Aguilera, ça n'a pas de prix

Jeudi 18 juillet, l'ambiance est au beau fixe lorsque l'on se retrouve sur la Côte des Basques. Pour notre journée introductive, et alors qu'on a raté la veille l'ouverture du festival avec Is Tropical et Rone, on réalise un petit tour du proprio. La sono du Big Village crache sa playlist d'été tandis que certains se laissent cramer, comme pour mieux te faire comprendre que tu es blanc comme un linge, au soleil.

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D'autres, leurs planches de surf à la main, font des aller-retours entre les transat' et l'Océan. Ils n'ont pas l'air de se soucier de certaines rumeurs à base de staphylocoques car selon la légende basque, il y en a même un qui aurait perdu un oeil.

L'heure tourne et on se retrouve en moins de deux face au coucher de soleil. Le premier objectif de la soirée ? Atteindre le stade Aguilera, l'enceinte du célèbre Biarritz olympique Pays basque, situé à quelques kilomètres de là, dans les terres. Le second ? Voir Papy fait de la résistance réactualisé en 2013 sans Jean-Marie Poiré ou Michel Galabru mais avec Neil Young et son "crew", les Crazy Horse (ou "chevaux fous" dans la langue de Molière).

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Le monsieur, originaire du Canada, a de la bouteille : 67 ans. Né en 1945. A commencé sa carrière en 1962. Apogée artistique dans les années 70. Sur sa route, la mort, la maladie, des parents divorcés, Kurt Cobain, le Rock and Roll Hall of Fame, une place de 17ème meilleur guitariste de tous les temps selon Rolling Stone et, surtout, 40 années d'un index main-droite posé sur le médiator. Bref, une légende, un monstre sacré qui se retrouve face à nous. Première chanson, première claque. Six secondes et on chope la fin, sous les applaudissements :

Avant lui,Gary Clark Jr et Jonathan Wilson l'ont introduit avec classe. Neil Young continue de fendre l'air du stade Aguilera, l'air de rien, chantant des ballades comme des compositions au son rock pur. On croirait écouter un groupe de jeunes dans leur garage, s'amusant de leurs derniers riffs, tournant les boutons de leurs amplis histoire de produire des larsens, se regardant puis souriant. L'air de rien, toujours.

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"Heart of Gold" jouée, on peut partir l'esprit tranquille. Direction la Halle d'Iraty avec un bus option néons bleus. Au programme de la soirée, le parrain enjoué du Big Festival Joey Starr à base de chapeaux gonflés mexicains (aux côtés de B.O.S.S Soundsystem, ou l'inverse), Kavinsky et Dj Pone - dans le désordre.

Ce dernier met à terre l'audience avec une facilité déconcertante et un mélange de références osées, de Daft Punk au dernier Jay Z qui aurait rencontré M.I.A en sortant des toilettes (Magna Carta... Holy Grail) en passant par le featuring A.S.A.P Rocky - Skrillex.

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Le son est bon, maîtrisé et on en ressort un peu sonné. C'était bien. Du coup, on remet le couvert dès ce soir avec, dans la tête, un petit groupe américain : le Wu-Tang Clan. Rien que ça.

Par Louis Lepron, publié le 19/07/2013

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