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En images : bienvenue dans le Disneyland post-apocalyptique de Banksy

C'est officiel : le premier parc d'attractions de Banksy vient d'ouvrir ses portes. On vous fait la visite.

Depuis le mercredi 19 août se trame un drame au Royaume-Uni, dans un parc d'attractions pas comme les autres. On croise une sirène au physique trouble baignant dans un plan d'eau au moins aussi propre que la Seine, une sécurité qui a interdiction de sourire, un chateau décrépit, un mannequin se faisant agresser par des oiseaux façon Hitchcock, un manège dont l'aspect sinistre est appuyé par un homme grimmé en scientifique-boucher (à côté de boîtes de lasagnes) ou encore un orque sortant d'un chiotte. Le tout, sous un ciel gris et pesant.

Vous l'aurez compris : il s'agit du Disneyland post-apocalyptique de Banksy, aka Dismaland. Le street-artist britannique a installé un parc dystopique à Weston-super-Mare, une petite ville située à une demi-heure de Bristol, en lieu et place d'un ancien parc Tropicana, fermé depuis une bonne quinzaine d'années. Et les premiers journalistes ont déjà pu s'introduire sur les lieux du crime de lèse-Disney, appareil photo en bandoulière, à l'affut des meilleurs éléments artistiques proposés.

Pour ce qui est du plan, voilà à quoi il ressemble :

La carte du Dismaland de Banksy, entre un manège, une roue, un car de CRS ou encore un plan d'eau et un cirque

La carte du Dismaland de Banksy, entre un manège, une roue, un car de CRS ou encore un plan d'eau et un cirque

Et de haut, voilà à quoi ressemble le lieu IRL :

Sur place, le journaliste Christopher Jobson du site Colossal a capturé les éléments artistiques les plus intriguants du parc. Car sa particularité est de rassembler les oeuvres de 50 artistes venant du monde entier, tels que Damien Hirst (la licorne, c'est lui), Bill Barminski, Caitlin Cherry, Polly Morgan, Josh Keyes ou encore Mike Ross, David Shrigley et Bäst Espo. Banksy a aussi participé, avec pas moins dix oeuvres au sein de Dismaland.

On y retrouve un jeu pour enfants qui voient des migrants s'entasser sur des bateaux, une citrouille accidentée prise en photo par une nuée de photographes (en référence à la mort Lady Diana sous le pont d'Alma) ou encore l'orque qui s'évadait des toilettes, s'élançant à travers un cercle. Les thèmes de prédilection du street-artist sont bien présents : maltraitance des animaux, exploitation des enfants ou critiques des médias.

La sirène trouble de Dismaland (Crédit Image : Christopher Jobson for Colossal)

La sirène trouble de Dismaland (Crédit Image : Christopher Jobson pour Colossal via Laughing Squid)

(Crédit Image : Christopher Jobson pour Colossal via Laughing Squid)

"Maman, y un camion de la police dans la piscine !"(Crédit Image : Christopher Jobson pour Colossal via Laughing Squid)

La sirène trouble de Dismaland (Crédit Image : Christopher Jobson pour Colossal)

(Crédit Image : Christopher Jobson pour Colossal via Laughing Squid)

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(Crédit Image : Christopher Jobson pour Colossal via Laughing Squid)

À noter que le parc sera ouvert du 22 août au 27 septembre. Et surprise, ce sera l'occasion de voir une bonne flopée de groupes et artistes dont Massive Attack, Run The Jewels, Savages et les Pussy Riot. Les spectateurs pourront aussi écouter DJ Yoda, Peanut Butter Wolf and Breakbeat Lou, Sleaford Mods et Kate Tempest.

Par Louis Lepron, publié le 20/08/2015

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