Une école supérieure de manga ouvrira à Toulouse en 2016

Une école préparant aux divers métiers liés à l'univers du manga ouvrira en 2016 à Toulouse. 

TOFtof

Les locaux de Toulouse Manga

Après avoir proposé des cours de manga à travers son école de loisirs nommée Toulouse Manga, Claire Pélier a carrément décidé de monter une école supérieure destinée aux passionnés de cet art graphique originaire du Japon. C'est que le succès de la première, avec ses 200 inscrits, s'est traduit par la demande de certains élèves de pouvoir intégrer un cursus professionnalisant.

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L'EIMA (École internationale du manga et de l'animation) ouvrira ainsi ses portes en 2016, à Toulouse. Comme Claire Pélier l'a expliqué à Konbini, elle comprendra deux cursus : l'un tourné vers les mangas au format papier, l'autre vers les animations vidéos ; chacun d'une durée de trois ans minimum, avec une possibilité de spécialisation en 4ème année.

"Le métier de mangaka [nom donné aux auteurs de mangas, ndlr] n'implique pas seulement un certain talent en dessin, mais aussi des compétences en terme de trame et de construction des personnages", explique-t-elle. D'ailleurs l'EIMA n'est pas la seule à préparer à ce métier : c'est aussi le cas de l'AAA à Paris, où les cours sont donnés par une mangaka japonaise. Une école de manga montée par la filiale japonaise Human Academy doit également ouvrir ses portes à Angoulême pour la rentrée prochaine.

A partir de 16 ans

Cette dernière formation dans la capitale de la BD française ne pourra être suivie qu'à partir d'un niveau Bac+3, alors que l'EIMA de Toulouse s'ouvre à tout élève de seize ans et plus – à condition que les apprentis mangakas aient déjà eu une expérience en stage, témoignant de leur connaissance de la réalité du métier.

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Aussi, l'offre de cours s'étendra de manière assez large, puisqu'elle comprendra des enseignements en langue (japonais et anglais) en web-manga, ou encore en gestion d'entreprise pour ceux qui souhaiteraient se lancer dans l'édition.

Si aucun diplôme universitaire ne viendra consacrer cette formation, un book réunissant les divers travaux des élèves mettra néanmoins en valeur leurs capacités, et une attestation de ces dernières sera attribué par un jury de professionnels. L'école étant privée, elle nécessitera un investissement non négligeable : 6 000 euros par an pour 20 à 25 places disponibles par promo.

L'EIMA contribuera de par sa formation à institutionnaliser une pratique culturelle populaire de plus en plus prégnante. Un phénomène similaire est d'ailleurs déjà apparu ces dernières années avec l'éclosion de formations dédiées au DJing.

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Par , publié le 05/06/2015

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