Eagles of Death Metal sur scène avant l’attentat. (MANUWINO)

Rock en Seine et Cabaret Vert ne veulent plus d'Eagles of Death Metal

Les festivals Cabaret Vert et Rock en Seine ont annulé la venue d'Eagles of Death Metal sur leurs scènes cet été à cause de nouveaux propos provocateurs de la part de Jesse Hughes.

Eagles of Death Metal sur scène avant l'attentat. (MANUWINO)

Eagles of Death Metal sur scène juste avant l'attaque du 13 novembre 2015 qui a fait 90 morts au Bataclan. (MANUWINO)

Cette fois, Jesse Hughes est allé trop loin. Alors qu'Eagles of Death Metal était programmé pour jouer sur deux scènes de festivals français cet été, le chanteur de rock a tenu, dans une interview pour un site américain d'ultra-droite, des propos qui ont créé le scandale.

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Des déclarations choquantes, au point que les deux événements, Rock en Seine et le Cabaret Vert, ont décidé purement et simplement d'annuler la venue du groupe. Dans un communiqué commun, les festivals se déclarent "en désaccord total avec les récents propos tenus par Jesse Hugues".

"La jalousie des Arabes"

Début mars, le frontman a exprimé de forts soupçons à l’encontre des vigiles, suggérant que certains d’entre eux appartenaient à Daech et ont aidé à coordonner l'attaque. Il s'est excusé peu après pour ces dires, assurant qu'ils étaient "non fondés et sans aucune base". Or voilà que Jesse Hughes revient à la charge en déformant les faits, sans s'épargner une touche de racisme :

"Cela m’a causé beaucoup de problèmes de dire ça. Je sais avec certitude que [ces membres du staff] étaient là très tôt. Je me souviens qu’ils fixaient un de mes potes. J’ai mis ça sur le compte de la jalousie des Arabes [sic]. […] Quand un musulman voit un gaillard américain tatoué, il le fixe du regard [sic]. J’ai réalisé plus tard que c’était Abdeslam qui fixait mon pote du regard parce qu’il voyait en lui une menace. Il ne faut pas nier que les terroristes étaient déjà à l’intérieur."

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Jesse Hughes soupçonne tous les musulmans de "coordination"

Répondant aux questions plutôt orientées de son intervieweur, Jesse Hughes persévère dans l'intox : "Il y avait deux filles impliquées. Elles étaient au concert et se sont évaporées avant l’attaque. Elles portaient le costume musulman traditionnel [sic]. Elles savaient que personne ne les fouillerait en raison de leur tenue. Elles ont été arrêtées quelques jours après [sic]."

Et plus loin : "J’ai vu des musulmans fêter les attaques dans la rue pendant qu’elles avaient lieu. J’ai vu ça de mes propres yeux. En temps réel ! Comment pouvaient-ils savoir ce qui était en train de se passer ? Il y a très certainement eu une coordination."

Par Théo Chapuis, publié le 20/05/2016

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