Dunkerque (© Warner Bros.)

Dunkerque est la seule création originale des 25 plus gros succès du box-office 2017

Christopher Nolan demeure l’un des seuls cinéastes à maîtriser la formule "création originale + succès au box-office". Et c’est bien dommage.

Même si Christopher Nolan est revenu les mains vides de la 75e cérémonie des Golden Globes, où Dunkerque était pourtant nommé dans plusieurs catégories prometteuses (meilleur film dramatique, meilleur réalisateur, meilleure musique de film), il s’offre une autre victoire réconfortante. Parmi les 25 plus gros succès de 2017 au box-office mondial recensés sur Box Office Mojo, son drame de guerre - classé 17e - est le seul long-métrage basé sur une idée entièrement originale, au-delà de son ambition de vouloir restituer un fait historique.

Et l’on peut s’en réjouir. Car à l’heure où la créativité est en chute libre à Hollywood – à la fois paradis des remakes et reboots et enfer des idées originales – les (trop) rares sacres de ces dernières doivent être ainsi dignement célébrés. En effet, mis à part le domaine de l’animation, où certaines brillantes idées proviennent encore tout droit de l’imagination débordante de talentueux créatifs (à l'image de Coco ou Your Name), l’audace s’est affirmée comme l’exception face au confort de l’adaptation. Le classement des plus gros succès de l’année en est la preuve criante :

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Dans un océan de succès commerciaux majoritairement peuplé d’adaptations ou suites de franchises populaires, Christopher Nolan nage à contre-courant, en mettant dès le départ ses créations originales – Dunkerque, mais aussi Inception et Interstellar (que le box-office avait déjà auréolés à leur sortie) – à l’abri de tout projet de suite. Et même s’il est un habitué des franchises, on ne peut que saluer cette initiative, tant la déception semble faire partie intégrante de cette pratique souvent barbare.

Une noble démarche doublée pour Dunkerque d’un symbole fort : en produisant un long-métrage au format Imax 70 mm, le réalisateur avait pour ambition d’attirer les spectateurs dans leurs cinémas locaux, l’expérience immersive ne pouvant être aussi grandement répliquée dans leurs salons.

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En espérant cependant que les spectateurs n’aient plus besoin d’excuses à l’avenir pour répondre à l’appel des scénarios originaux qui sauront, au vu des promesses cinématographiques de 2018, combler les salles obscures à coup sûr.

Par Marie Jaso, publié le 08/01/2018

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