DFA Records : déjà légendaire, toujours en mouvement

Un mini-documentaire revient sur l'histoire, les réussites et le fonctionnement de DFA Records, label fondé par James Murphy, Tim Goldsworthy et Jonathan Galkin. 

 

Fin des années 1990 : Georges Bush est président des Etats-Unis d'Amérique et ceux qu'on appelle à présent les hipsters commencent à peupler les faubourgs de Brooklyn ou les blocks d'East Village.

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Capture d'écran du documentaire

Et dans son coin James Murphy, alors DJs à ses heures perdues (depuis 1993 sous le pseudonyme de Death From Above), mais surtout ingénieur du son, fomente le projet un peu fou de monter un label surfant sur la ferveur artistique qui commence à se faire sentir autour de la dance music du côté de New York.

Death from Above vers DFA records

Advient en 1999 la rencontre avec Tim Goldsworthy (membre fondateur de UNKLE) avec lequel il lance le duo de DJs Death From Above sous les feux de la rampe new yorkaise. Ce duo auquel s'est adjoint Jonathan Galkin, ancienne star de la série Hey Dude sur Nickelodeon, pose les bases de DFA Records, fleuron de la scène indépendante. Toujours en vie après plus d'une décennie d'existence.

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Capture d'écran YouTube du documentaire

Et en douze ans, DFA en a fait des choses : 141 singles, 44 albums, 6 compilations, permettre l'éclosion d'artistes qui ont marqué l'histoire de la musique actuelle (The Rapture, LCD Soundsystem, The Juan Mac Lean, Hot Chip, etc.) mais surtout, oui surtout, forger un son si particulier qui, parole de musicien, ne tient qu'à un tapis de souris nonchalemment placé sur des toms basse.

Avec le mini-documentaire Too Old to Be New, Too Old to Be Classic (la maxime de DFA), le label new yorkais se taille un reportage à sa mesure. Celle d'une entreprise musicale qui, bien que florissante, ne tient qu'à la ferveur et à la fidélité d'artistes triés sur le volet. Celle d'une communauté artistique partageant les mêmes idéaux et entretenant des liens bien plus forts qu'une simple collaboration professionnelle.

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Déjà légendaire

Capture d'écran du documentaire

Et c'est un portrait de famille touchant que délivre le documentaire produit par Red Bull Music Academy réalisé par Max Joseph : James Murphy au centre, patriarche un poil démissionaire; Jonathan Galkin véritable cheville ouvrière; les musiciens qui ont fait l'histoire (LCD Soundsystem en tête, The Juan Mac Lean, etc.); les nouveaux venus (Sinkane et Yacht notamment), le tout devant leurs locaux à East Village.

Sourire aux lèvres et regards portés sur des lendemains dont on est sûr qu'ils vont chanter.

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Par Tomas Statius, publié le 13/05/2013

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