De SBTRKT à The Prodigy : des clips au parfum de scandale

Du sang qui gicle, du gore en pagaille : voilà ce que nous évoque le dernier clip de l'artiste anglais SBTRKT extrait de son premier album éponyme. Pour autant, il n'est pas le premier à défrayer la chronique par une de ces créations visuelles, loin s'en faut. Retour sur les clips gore, violents ou détonnants de ces dernières années. 

Capture d'écran YouTube du clip de SBTRKT

SBTRKT est un de ces artistes qui comptent, un de ceux qui inventent la musique de demain à la croisée de plusieurs sillons. Pourtant, on peine à comprendre le sens de sa dernière création numérique illustrant sa track Trials of the Past. Explication robotique du vieillissement ? Saut spatio-temporel vers un temps où les humains n'auraient plus droit de cité ? On vous laisse seul juge.
Cette sortie, un peu tirée par les cheveux, nous a donné l'occasion de faire un petit retour en images sur les clips qui ont, ces dernières années, fait crier les enfants, pleurer dans les chaumières ou entraîné un débat.

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LE WEIRDO

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Issu de la scène de Miami, Otto Von Shirach semble se targuer d'être tout ce que cette ville a de plus immorale. Orgiaque, irrévérencieux, et il faut le dire aussi, un peu absurde.

LE PORNO

Réalisé par Gaspard Noé sur la track originale Protect Me From What I Want traduite par Virginie Despentes, ce clip a provoqué un émoi mais aussi un débat en raison de son caractère pornographique à peine suggéré. C'est une litote.

LA VIOLENCE GRATUITE

Des ados arborant des teddys "Cross" et Romain Gavras pour le premier. Le beau Jake Gyllenhall et le réalisateur Daniel Wolfe pour le deuxième. La violence, en soi, pour rien, semble être un ressort narratif assez fécond pour que de nombreux clips empruntent cette voie au cours des dernières années.

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Il faut dire qu'en ce qui concerne Gavras et ses copains de Kourtrajmé, ce thème semble un des aspects récurrents de leur création cinématographique.

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L'INVERSION

Ça boit. Ça absorbe des trucs. Ça drague. Ca vomit et puis paf, le retournement de situation qui fait de ce clip, outre la qualité musicale de la chanson de The Prodigy (remixé récemment par Major Lazer), un classique.

L'EXCES

Un abécédaire illustré de la drogue et de ses effets, ni plus, ni moins, pour les belges de Soulwax.

L'IMMORALITE SUGGEREE

Rien d'insoutenable à l'écran pour ces deux dernier clips. Néanmoins le scandale naît de la suggestion, d'un story-telling à trou : l'apparition à l'écran d'une petite fille qui se filme pour le premier (réalisée par Gaspard Noé qui a maintes fois démontré son goût pour le souffre), l'évocation de ce que veut faire Tyler à une jeune fille, dans sa cave, pour le second.

Par Tomas Statius, publié le 15/01/2013

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