La critique lumineuse de Vice-Versa par Élise, 6 ans et demi

Alors que les studios Pixar reviennent avec un nouveau film d'animation intitulé Vice-Versa, Élise, 6 ans et demi livre une critique parfaite du dessin animé.

Le nouveau film d'animation estampillé Pixar dévoile une intrigue pour le moins abstraite. Les actions se déroulent dans l'esprit de Riley, 11 ans, une fillette chamboulée par son déménagement. Les héros du films sont ses émotions elles-mêmes. Notez que le film est fidèle au style de Pixar : concilier petits et grands grâce à un double niveau de lecture. Avec Vice-Versa, les studio Pixar se penchent une nouvelle fois sur une de leurs thématiques de prédilection : grandir.

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Alors qu'il y 20 ans Pixar donnait des sentiments à des jouets avec Toys Story, et après s'être essayé à donner des émotions à des insectes, à des monstres, à des poissons, ou encore à des robots – la liste n'est pas exhaustive, on pourrait penser que la boucle est aujourd'hui bouclée avec Vice-Versa. En effet, désormais ce sont les sentiments qui sont pourvus... de sentiments.

Cette recette propre au studio américain aboutit sur un film résolument perché. Mais la mayonnaise prend, le film se révèle être très efficace et parvient à réunir grands et petits.

Élise, critique ciné chevronnée

C'est ici qu'intervient Élise. Élise est une (très) jeune critique de cinéma en herbe. À seulement 6 ans et demi, la petite Élise signe tous les mois la rubrique "Le Petit Papier d'Élise" du magazine gratuit Trois Couleurs. Élise s'est donc prêtée à l'exercice pour le dernier Disney-Pixar.

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Cela donne lieu à une critique juste dénichée par Le Huffington Post et ô combien attendrissante. Il n'en fallait pas plus pour enflammer les réseaux sociaux : le billet d'Élise y a été partagé et commenté à de nombreuses reprises. Certains soulignent même ce qui apparaît comme "la meilleure critique" du film.

Pour Élise, Vice-Versa "est un chef-d'œuvre un peu triste", avant de poursuivre :

C'est très original, parce que ça parle de ce qui se passe dans la tête des gens – où il y a des émotions et plusieurs îles, comme l'île de la Bêtise, l'île de la Famille, l'île de l'Honnêteté. On est dans la tête d'une petite fille qui déménage, elle ne peut plus contrôler ses sentiments et, du coup, elle perd sa joie.

Mais Joie est la reine des îles, donc quand elle disparaît les îles se cassent. Je crois pas en ça : en vrai, le cerveau, c'est plein de tuyaux qui sont reliés à des parties du corps. De toute façon on n'a pas assez de place dans notre tête pour avoir toutes ces îles.

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À Élise de conclure : "c'est très triste, mais je vais m'habituer".

La critique de Vice-Versa signée Élise

La critique de Vice-Versa signée Élise

Élise est en fait la nièce de Julien Dupuy, un journaliste de la rédaction du magazine. Chaque mois, l'enfant accompagne son oncle pour voir un film en projection presse. Celui-ci s'occupe ensuite de recueillir ses impressions et de les retranscrire à l'écrit.

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Par Mathieu Piccarreta, publié le 24/06/2015

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