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Défoulez-vous : Crazy Taxi est désormais disponible gratuitement sur mobile

Publié le

par Thibault Prévost

© Hitmaker/Sega

Sega vient de rendre gratuite l’application mobile de Crazy Taxi, l’un des jeux les plus tarés qu’ait jamais enfantés la Dreamcast. Seul bémol : des pubs…

© Hitmaker/Sega

Si les mots "Crazy Taxi" évoquent pour vous autre chose qu’un pan de l’histoire des jeux vidéo, une console en avance sur son temps, une bande-son épileptique et l’apogée du cel-shading, je suis au regret de vous annoncer que vous êtes probablement nés dans la mauvaise génération. En l’an de grâce 1999, le premier volet de la franchise développée par Hitmaker permettait enfin de libérer toute la puissance graphique de la Dreamcast de Sega, une console dont tout le monde s’accordait à vanter le potentiel mais dont personne ne savait trop comment l’exploiter – pensez donc, des modes multijoueurs en ligne, sur Internet, en 1999 ? Trop avant-gardiste. Crazy Taxi était le bâtard d’une partouze de réveillon sous crack entre Driver, GTA et Tony Hawk’s Skateboarding, un maelström d’acrobaties véhiculées, de saillies verbales rated R et de playlists punk-rock balancées plein pot sur des autoradios toussoteux. Idéal pour évacuer la frustration d’une grosse séance de code Rousseau à 23 fautes en piétinant consciencieusement les règles de bienséance routière.

Nostalgique ? Tant mieux. Ce 29 mai, Engadget rapporte que Sega a décidé de rendre la version mobile du jeu entièrement gratuite, tant sur Android que sur iOS. Génial… ou presque. En 2017, la gratuité est une espèce menacée, et un titre que vous ne payez pas signifie généralement l’obligation de se coltiner des tartines de réclame avant même d’entrevoir l’écran du menu principal. C’est malheureusement une nouvelle fois le cas avec ce Crazy Taxi, qui vous laisse le choix entre une ribambelle de pubs ou la possibilité de lâcher 2 dollars (1,80 euro) pour débloquer une version libre et complète. Ce qui, en soi, est plutôt une affaire pour s’éclater une ou deux heures à jouer les taxis sous amphètes en écoutant un bon vieil Offspring daté au carbone 14 de la fin du XXe siècle. Gloire au rétrogaming ! Gloire à la Dreamcast !

© Hitmaker/Sega

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