Foals – Holy Fire

Chronique d'album : Foals - Holy Fire

Holy Fire est le troisième album des Foals. Il sera disponible dans une semaine et on vous le propose en critique.

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Foals - Holy Fire

On n’avait jamais connu ça chez Foals : ça, c’est une sensation de rage pure, une rancœur, une acidité. Comme si la part sombre et d’ombre du groupe, qu’on pensait studieux et auquel une étiquette premier de la classe lui collait faussement depuis Antidotes, était exposé, explosé. Cette sensation, elle est déclenchée par la deuxième piste de Holy Fire et le premier extrait qui soit parvenu à nos oreilles : Inhaler.

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De Antidotes à Total Life Forever

En 2008, Antidotes surprend son monde : treize chansons qui délivrent une pop moderne et soignée, une sensibilité vitaminée sous couvert d'une électro minimaliste, des clips lumineux et des live chez Jools Holland. Total Life Forever y succède deux ans plus tard. L’enjeu du deuxième album est expédié dans la minute avec Blue Blood : Foals a muri, et ça se sent.

Des sons à la fois denses, abrasifs (Blue BloodSpanish Sahara, After Glow) et pop (Miami, Total Life Forever, Black Gold). La formation consacre son évolution et devient l’attraction musicale la plus influente d’Angleterre, aux côtés des timbrés Hot Chip. Yannis Philippakis passe de la 27e personnalité la plus cool de 2008 selon le NME au statut de compositeur reconnu.

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Le retour en terre sainte du rock avec Holy Fire

Pour leur troisième essai, les Foals continuent de se chercher mais semblent avoir trouvé, dans la scène, la meilleure façon de créer, d’extérioriser. Car si Inhaler délivre bien un message c’est le suivant : la route, le live et les concerts sont une priorité. L’enregistrement soigné et mathématique en studio, c’était avant. Leur démonstration en décembre à La Maroquinerie en était l'exemple parfait.

Résutalt : Holy Fire impressionne, étonne par sa franchise rock. Son honnêteté musicale parcourt les compositions, de la mélodique Everytime à la jouissive Providence. Il va sans dire que les influences ont changé, se sont affinées pour mieux être conciliées par un disque à mi-parcours entre l’efficacité d’Antidotes et la puissance de Total Life Forever.

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Au premier abord Holy Fire se révèle être dur d’accès par sa diversité musicale. Malgré une baisse de régime (Bad Habbit, Stepson), le disque ravit. Les Foals ont fait savoir à qui bon voulait l’entendre, dans notre Auto-Interview par exemple, avoir fumé pendant l’enregistrement. De l’herbe, de tout. Un piste pour comprendre à la fois le titre d’album et l’incivilité des anglais : pas de feu sacré sans fumée.

Par Louis Lepron, publié le 12/02/2013

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