Christine and the Queens enflamme la Cigale

De l'humour, de la pop acidulée et du « dark » de temps en temps, oui c'est bien Christine entourée de ses Queens que nous avons pu rencontrer et voir sur scène. C'est à l'occasion du festival les Inrocks qu'Héloise, de son vrai nom, a mise à nue la Cigale, devant un public conquis. Report.

Le café de la Fourmi, boulevard Rochechouart, et une petite rouquine qui arrive en scooter. On reconnaît ici Héloise, auteur, compositeur et interprète utilisant comme nom de scène : Christine And The Queens.

Cette nantaise d'origine sort d'abord un premier EP Miséricorde en 2011, suivi de Mac Abbey en 2012. Mais ce qui la fait connaître, ce sont les concours de jeunes talents qu'elle a gagné haut la main, comme celui des Inrocks Lab ou de SFR Jeunes Talents.

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A base de GarageBand et de Logic Studio, Héloise nous amène tout droit dans un univers propre à elle, avec de nombreux samples électroniques et une voix cristalline marquée par son histoire, celle des Drags Queens londoniennes. Des albums d'une noirceur teintée d'espoir, et un dernier EP Nuit 17 à 52 en français, plein de caractère.

Christine and The Queens fait parti de ces artistes qui rejoignent Lescop dans la façon d'écrire, Lady Gaga dans les revendications, et même Mickael Jackson dans la façon de bouger. C'est pour dire les influences.

Lorsqu'on lui demande avec qui elle souhaiterait collaborer, elle nous parle étonnement de la scène rap mondiale, à la Kanye West.

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 « Dans l'idéal, je voudrais collaborer avec Booba. Mais qu'il enlève le mot 'viol' de ses chansons, s'il vous plaît ! »

Après de brillantes études de théâtre à l'ENS de Lyon, des raisons diverses et variées l'ont poussées à tout arrêter, préférant se balader seule dans les rues de Londres, aux côtés de ces personnes « magiques et incroyables » qui vivent et changent de sexe la nuit.

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Dans Miséricorde, on ne sait rien d'elle. Chacun de ses titres nous envoient à la rencontre d'une de ces drags Queens, de leurs histoires, celle d'avoir une vie anodine le jour, et de se transformer la nuit. Mais Héloise est un « petit bout de femme » intéressant car même si vous n'adhérez pas à sa pop dark, ses musiques à textes et son cosmos d'histoires riches, vous aimerez le show qu'elle nous offre sur scène.

« Je parle tellement sur scène que les gens qui m'entourent me disent que même si j'arrête la musique, je pourrais faire un One Man Show »

Et nous avons eu la chance d'assister, non pas à un concert anodin, mais à un véritable moment d'humour et de partage, dimanche, sur les bancs de la Cigale.

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Dans son troisième EP, Nuit 17 à 52, on assiste à un dévoilement, elle ose enfin parler d'elle, de ses tourments et de ses peurs. Pour mieux nous satisfaire.

Après des titres un peu plus maussades, Héloise nous a emmené très loin et a su nous montrer avec « Nuit 17 à 52 » que oui, même le français sait nous faire danser, et que la brit pop ne fait que voir le jour.

A elle seule, Héloise a été capable d'enflammer deux Fnac Live, et des scènes en Italie et en Angleterre. Comme quoi. Désormais armée de deux danseurs bien baraqués et de la sublime batteuse du groupe Moodoid, Christine and The Queens nous reviendra dès mars prochain avec son premier album signé chez Because Music, qui risque de nous en mettre plein la vue et de nous faire danser, avec un ton plein d'espoir.

Ci dessous, un aperçu de sa prestation à La Cigale.

Elle sera aussi en concert le 29 novembre à Saint Etienne et le 30 à Bordeaux.

 

Par , publié le 12/11/2013

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