(Capture d’écran blog Adieu, et à demain)

Lecture : le Dictionnaire optimiste de Benjamin Isidore Juveneton

Avec son Dictionnaire Optimiste, Benjamin Isidore Juveneton s'approprie les vieilles expressions toutes faites et leur donne une réalité sombre et cynique.

http://adieu-et-a-demain.fr/image/151421019428

(Capture d'écran du blog Adieu, et à demain)

Poésie ? Arts visuels ? Le créateur du blog Adieu, et à demain a fait le choix de ne pas choisir, de tout prendre à la fois. La seule règle : faire court, faire bien, faire dur. Ses phrases incisives ont séduit de nombreux lecteurs pour leur vérité brute et leurs angles inattendus. Des créations qui ont notamment été exposées à la Cité de la mode et du design, sur la vitrine du concept store Colette ou sur l’hôtel de ville de Paris. Bien institutionnel tout ça, me direz-vous ? Ouvrez donc son Dictionnaire optimiste (Éditions du Chêne), prenez la première page qui passe (même si c’est la dernière), lisez les quatre ou cinq mots jetés sur le papier et observez l’effet.

Publicité

Haiku de saison. #adieuetademain #benjaminisidorejuveneton #benisidore

Une photo publiée par Adieu et à demain (@benisidore) le

"Tu es le soleil de mes nuits. Inutile et gênant."

Car à quoi ça sert un dictionnaire, si ce n’est à donner du sens à quelque chose qu’on ne comprend pas ou plus ? On vous en parlait à la rentrée, Benjamin Isidore Juveneton a sa vision bien à lui des vieilles expressions toutes faites et des mots longtemps remâchés. Il nous propose ses définitions sombres, poétiques et ironiques. Une manière de dire que la réalité doit continuer à être questionnée et brutalisée, sous peine de se vautrer dans la tristesse du commun.

"L'OEUF OU LA POULE

je me demande si Dieu a d'abord inventé la météo, ou la conversation"

Publicité

En 250 pages qui se lisent comme des Post-it, l’auteur saute de l’amour à l’amitié, de "la vie" et ses attentes à la mort et ses désillusions. Le tout dans un format court, qui a fait sa marque de fabrique et permet d’aller brutalement à l’essentiel, comme des haïkus 2.0. On tombe dans l’absurde du premier degré pris à l’extrême et des mots retournés, puis on se débrouille avec le nouvel espace ainsi créé, pour finalement retomber sur ses pieds.

Par Théo Mercadier, publié le 15/11/2016

Pour vous :