Baauer a un problème de samples pour son Harlem Shake

Pris la main dans le sac. Harry Bauer Rodrigues, aka Baauer, se voit confronter à des démêlés judiciaires pour l'utilisation de deux samples sans autorisation pour le titre Harlem Shake. L'affaire serait cependant en passe de se régler. A l'amiable. 

Baauer

C'est l'histoire d'une chanson qui mine de rien n'aurait pas dû se retrouver là où elle est maintenant. C'est la chronique d'une sortie un peu DIY sur un label qui est né début 2011. Paru sur Jeffree's, sous label de Mad Decent, dont le fonctionnement se distingue par l'absence de signature de contrat (uniquement une cession de droit de l'artiste à l'entreprise).

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Il semblerait que Baauer n'ait pas pris toutes les précautions pour son Harlem Shake. Certaines autorisations manqueraient, ce à-propos notamment de deux extraits vocaux.

Do the Harlem Shake

Et c'est, il est vrai, un problème de riches, de privilégiés. Baauer, grâce à un fantastique bourdonnement médiatique, s'est vu propulser au top des classements, charts ou autres Billboard (grâce en partie à un changement méthodologique dans la manière de compter ). Suite à cette médiatisation soudaine, certaines irrégularités sont apparues. On pouvait s'y attendre.

Dans les deux cas, l'histoire est sensiblement la même. Deux artistes, à la réputation assise et possédant une bonne connaissance du milieu de la musique et de leurs droits. Epaulés par leur ex-management ou maison de disque, Jayson Musson ex-rappeur de Philadelphie du collectif Plastic People et Hector Delgado, artiste reggaeton repenti signé sur Machete Records, subdivision de Universal, à présent prêtre à Porto Rico, demandent compensations pour l'utilisation de deux extraits vocaux.

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Dans les deux cas c'est un proche qui leur a signifié l'irrégularité. Dans les deux cas la réaction a été la même. Hector Delgado a ainsi déclaré :

C'est presque comme s'ils étaient venu chez moi et y avaient construit une maison.

Le premier revendique la paternité de la célèbre phase : Do the Harlem Shake apparaissant sur le titre de 2001 Miller Time. Le second, ce sont les voix qui apparaissent au début de la chanson extraites de la sortie de 2006 Maldades. 

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Un réglement à l'amiable pour Baauer

Ce qui a changé, c'est la puissance financière de Mad Decent, et la capacité à régler à l'amiable une histoire qui aurait pu attirer le mauvais oeil et la controverse sur le label américain. D'après le New York Times, premier à traiter l'information, Thomas Pentz aka Diplo, boss des deux labels, s'occuperait personnellement de l'affaire. Le journal annonce que ce dernier a contacté les deux parties et qu'un accord financier serait en passe d'être conclu.

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Quant au montant, il doit laisser rêveur.

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Source : The New York Times

Par Tomas Statius, publié le 11/03/2013

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