Atari dévoile l’Ataribox, sa première console de salon en 24 ans

En marge de l’E3, l’iconique marque de jeux vidéo des années 1970-1980 avait annoncé son grand retour avec l’Ataribox. Voilà désormais à quoi elle ressemble.

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Rétrojoueurs (même la Commission de terminologie ne l’a pas inventé, celui-là), rétrojoueuses, lisez attentivement les quelques mots qui vont suivre : Atari va commercialiser une console. Oui, Atari. Le logo aux trois bandes synonyme du jeu vidéo des années 1970-1980. La boîte de Nolan Bushnell, l’inventeur de Pong. L’Atari 2600, une console de bois et de plastique racée qui accueillit le premier Pac-Man. Une marque sous pavillon français (si, si) désormais reléguée dans les strates inférieures du monde vidéoludique, sauvée de justesse de la faillite en 2014 par Fred Chesnais et redevenue rentable en se concentrant sur le jeu mobile. Suffisamment rentable, visiblement, pour se permettre le lancement d’une nouvelle console de salon.

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Bien entendu, avec sa dizaine de salariés, Atari n’envisage certainement pas d’entrer en compétition avec les consoles next gen qui ont en juin inondé de merveilles la conférence américaine de l’E3. Non, l’Ataribox, que la marque a "dévoilé" le dernier dans une vidéo cryptique, a beau être "en développement depuis plusieurs années", elle devrait probablement s’inspirer du succès planétaire inattendu de la NES Classic de Nintendo en proposant une offre similaire : une console de retrogaming stylée, à prix largement abordable, vendue avec un bouquet de titres classiques. Dans une interview donnée à VentureBeat, le PDG de l’entreprise avait également indiqué que la console serait basée sur une technologie PC – comme toutes les autres consoles du marché, en somme. Et… c’est à peu près tout ce que l’on savait jusqu’ici, le site ataribox.com étant resté désespérément vierge.

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Bois ou noir, deux écoles de rétrogaming

Le 17 juillet, près d’un mois après avoir teasé son lancement, l’Ataribox se dévoile enfin. Dans un e-mail envoyé aux fans de la marque, rapporte Numerama, l’entreprise a révélé les premières images de la future console et, sans surprise, on baigne délicieusement dans les eaux cristallines du rétrogaming. On se doutait, au vu de la vidéo de teasing, que l’on allait retrouver du bois quelque part : c’est le cas, mais pas seulement. Le design est clairement similaire à celui de l’Atari 2600 originale, avec son plastique strié noir mat, mais on aura le choix entre un panneau frontal en bois ou en verre. Et franchement, la version plus contemporaine, avec le sigle Atari rouge luisant sur le noir mat, fait plaisir à voir, tout comme les LED sobres qui viennent animer l’avant de la console. Impossible de les départager objectivement, alors on se contentera de dire qu’il y a deux écoles.

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Côté connectique, on rentre déjà un peu plus dans le concret, et Atari ne s’est pas foutu de nous : quatre ports USB, un port HDMI et une entrée pour carte SD. Selon le peu d’informations disponibles, l’Ataribox devrait à la fois faire tourner de vieux titres d’origine et du contenu actuel, voire remastérisé. Sous quelle forme ? Impossible à dire. Avec tant de branchements, il paraît improbable de voir la console livrée avec des jeux préchargés, comme la Nes Classic Mini (une idée pas franchement brillante, finalement). Comment pourra-t-on s’en procurer ? Via un shop en ligne ? Un support physique type SD ? Quid des applications multimédias ? À ce stade, on ne sait toujours rien. "Nous savons que vous souhaitez connaître d’autres détails comme les caractéristiques, les jeux, le prix ou la date de sortie. Nous ne teasons pas intentionnellement, nous voulons faire les choses bien, donc nous partageons les informations étape par étape", écrit l’entreprise. Mouais… ça y ressemble quand même pas mal, à du teasing.

Si l’on dispose encore de très peu d’informations, le retour d’Atari dans le game de la console de salon est néanmoins aussi surprenant que réjouissant. La dernière console de la marque, la Jaguar, remonte en effet à… 1993. Avec un design discutable, une technologie hybride (CD + cartouches) déconcertante et une appellation pompeuse de "première console 64-bit" qui n’avaient pas convaincu les consommateurs, la console n’avait pas dépassé les 250 000 exemplaires vendus. Espérons que l’Ataribox connaisse un destin plus brillant et qu’Atari renaisse pour de bon, porté par les alizés du rétrogaming… et la sortie du Blade Runner 2049 de Denis Villeneuve, dont la bande-annonce offre une publicité inespérée à la firme légendaire.

Article écrit le 19 juin 2017 et mis à jour le 17 juillet.

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Par Thibault Prévost, publié le 17/07/2017

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