Femi Kuti

Quand l’afrobeat est là, un Kuti se cache derrière

35 ans de carrière et toujours dans une forme olympique : Femi Kuti revient avec un nouvel opus, No Place for My Dream. La rage est toujours là, présente, au coeur de ses chansons. 

femi kuti

Femi Kuti

En 1997, les enfants de l’afrobeat perdaient leur génie. Personne ne pouvait l’égaler à part, peut-être, son fils. Compliqué d’assurer dans une famille quand le patriarche n’est autre qu’ une figure charismatique et engagée du Niger, la pépite des Black President (album sorti en 1981) et le père fondateur de l’afrobeat, le grand Fela Anikulapo Kuti. Pourtant, derrière la puissance musicale du père, les fils ont su garder et préserver le flambeau. Aujourd’hui, on s’intéresse à l’aîné, Femi Kuti.

Publicité

De la musique traditionnelle nigériane, du jazz, du funk et du groove explosif pour des concerts qui ne laissent personne indifférents. Écouter et voir Femi Kuti, c’est avant tout – il faut bien le reconnaître – fermer les yeux et imaginer son père sur scène. Mais c’est surtout entrer en transe grâce à ses longs morceaux de plus de dix minutes.

Le single du dernier album de Femi Kuti, "The World Is Changing"

Publicité

Un présent moisi, du rêve et encore du rêve

"No Place For My Dream" (Naive)

Femi, chanteur et saxophoniste, dénonce la pauvreté et la corruption sans laisser les politiciens sur le banc de touche. Pourtant, lorsqu’il déboule sur scène accompagné de sa dizaine de musiciens et de ses trois danseuses, on ne retiendrait presque que son large sourire et des premières sonorités promptes à l’évasion. Femi Kuti s’enrage, chante, danse, saute, transpire et hypnotise le public de son afrobeat incroyablement bon.

No place for my Dream, son dernier album, clame tout l’espoir de l’artiste pour un avenir meilleur. Alors derrière l’utopie, on en redemande encore. Une chose reste inévitable, du haut de ses cinquante ans : Femi Kuti n’a pas fini de nous vendre de la fougue, du rêve, du groove et beaucoup de sensualité. Et dans cet opus, il y a une chanson, comme une corde lancée à son père : One Man Show évoque Fela Kuti, celui qui était mort en 1997 du sida et qui n'avait jamais arrêté de se battre.

Publicité

Par Charlotte Lesprit, publié le 09/06/2013

Copié

Pour vous :