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Sin City 2 : l'affiche d'Eva Green avant puis après la censure

Après l'avoir censurée, la MPAA a dévoilé la nouvelle affiche d'Eva Green pour le film Sin City : j'ai tué pour elle. Saurez-vous trouver les différences ? Pas si sûr. 

C'est une affaire de seins... trop apparents. L'actrice Eva Green pose en petite tenue transparente pour la promotion de Sin City : J'ai tué pour elle, et ça n'a pas plu. La MPAA (Motion Picture Association of America), qui délivre les visas de classifications des films et les autorisations de diffusion de matériel publicitaire des films, a refusé que ce poster soit exploité dans le cadre de la promotion du film réalisé par Frank Miller et Robert Rodriguez.

Les raisons ? Une nuisette trop transparente, et surtout un sein trop visible, dont on devine les courbes. "La courbe du sein, l'aréole et le téton sont visibles à travers le tissu transparent", selon le site Page Six.

Jugez par vous même :

Le poster promotionnel du prochain Sin City, avec une Eva Green légèrement dénudée, a été censuré

Le poster promotionnel du prochain Sin City, avec une Eva Green légèrement dénudée, a été censuré

Ce n'est donc pas le révolver que tient le personnage d'Ava Lord, femme fatale du prochain Sin City, qui a choqué, mais bien son corps. Pourtant, une autre affiche promotionnelle, où l'on peut voir Nancy (Jessica Alba) en soutien gorge, est passée sans problème.

Aujourd'hui 5 juin, la MPAA a dévoilé la nouvelle affiche, passée par la censure. Saurez-vous trouver les différences ? À vue d'oeil, ce sera difficile. Mais si vous regardez bien, la robe est moins transparente. Une illustration des limites de la censure pour une modification qui fait penser à celle, ausi minimaliste, du nouveau logo de Google.

L'affiche de Sin City 2 avec Eva Green après le passage de la censure

L'affiche de Sin City 2 avec Eva Green après le passage de la censure

Aux États-Unis, la censure est une pratique courante

Ce n'est évidemment pas la première fois que les États-Unis censurent des affiches. On peut citer les seins de Rooney Mara pour le Millénium de David Fincher, Harcèlement en 1994 avec Michael Douglas et Demi Moore ou encore la géniale affiche des Lois de l'attraction, film sorti en 2002.

Mais le sexe n'est pas le seul critère "subversif" qui est visé : les autorités américaines n'apprécient pas non plus l'étalage de la violence, comme pour l'affiche de Saw 2 qui voyait deux doigts coupés participer (avec un certain humour) au titre.

Les Américains sont-ils les seuls à mettre leur veto sur des affiches qu'ils n'aiment pas ? Bien sûr que non. Il suffit de se rappeler de l'affiche de l'exposition de Jacques Tati à la Cinémathèque française, qui avait vu la célèbre pipe du cinéaste être remplacée par un moulin à vent, pour en convenir. Aussi en 2009, le film Coco avant Chanel avait dû retirer une affiche pour cause de clope entre les doigts d'Audrey Tautou.

Par Rachid Majdoub, publié le 05/06/2014