Xpogo

Vidéo : le Xpogo, mélange entre skate, roller et BMX

Le Xpogo est une dérive extrême du traditionnel bâton sauteur. De New York à la Grande Muraille en passant par les plages de Rio de Janeiro, une équipe de timbrés se charge de réaliser des figures, entre skate, roller, parkour et BMX. 

Xpogo

Le "pogo", en anglais, correspond, en français, au "bâton sauteur". Un manche d'environ un mètre avec, à son bout, un ressort. A priori, voilà un bon jeu pour les gosses en mal de sensations, ceux qui ont refusé de monter sur une trottinette, un skate ou un vélo.

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Selon une légende, l'Allemand George Hansburg en serait l'inventeur. Ce dernier aurait rencontré, il y a fort longtemps, un fermier birman qui lui expliqua qu'il avait confectionné pour sa fille des échasses capables de l'amener plus facilement sur les chemins boueux... de l'église. De retour chez lui, dans l'Illinois, George Hansburg s'empressa de confectionner un bâton en bois sur lequel il serait possible de sauter. L'idée créée, le story-telling établi, le jouet connut un grand succès. Nous sommes alors en 1919.

96 ans plus tard, le "pogo stick" a bien changé. Fini le bois, place au métal, plus résistant que l'ancien matériau soumis à l'humidité. Entre temps, des records ont été établis. En 1980, Gary Stewart, sur un double bâton sauteur, a sauté pendant 20 heures et 20 minutes sur le parking d'un Burger King. Résultat, il a effectué 177 737 sauts. En 1997, Ashrita Furman a réussi l'impossible en sautillant pendant 12 heures et 21 minutes sur 37 kilomètres.

Mais depuis une dizaine d'années, le pogo a un nouveau pendant bien plus extrême : le Xpogo. En somme, une communauté d'individus un peu barrés qui ont décidé de se servir du jouet pour mieux tester puis dépasser ses limites.

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Mélange de parkour, skate et roller

L'ajout de la lettre "X" à "pogo" est survenu en 1999. Et c'est Dave Amstrong qui serait à l'origine de la mutation. Il crée dans les années qui suivent un site qui rassemble différents médias, Xpogo.com. En parallèle, des noms émergent autour de la pratique : Nick McClintock, Matt Malcolm, Nick Ryan, Fred Grzybowski ou encore Dan Brown. Et des équipes se forment un peu partout dans le monde entier : les Grand Theft Pogo au Say No To Park en passant par El Pogo Loco et Team Hyper Pogo.

Tout comme le skate, le BMX et d'autres sports extrêmes, des noms sont associées à des figures inventées sur le tas. Le Xpogo possède aussi ses Rodney Mullen et autres Tony Hawk pour braver les hauteurs (jusqu'à 10 pieds, soit trois mètres de hauteur pour certains sauts) et accomplir des prouesses. On peut alors citer les descriptifs "Under The Leg Bar Spin" ("Barre tournant sous la jambe") et "One Foot Peg Grab" ("Attraper la cheville du pied") tout autant que des noms improvisés :

  • le Malcom X qui désigne un 180;
  • le Candy Bar qui désigne le passage d'une jambe sous le guidon tout en sautant.

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Parmi les différentes équipes éparpillées dans le monde entier, celle de Dave Amstrong est particulièrement active. Sur leur site, David et d'autres fous furieux (Biff Huchison, Nick McClintock, etc.) diffusent des photos et des vidéos. Qu'ils soient à New York, à Hong Kong ou au Brésil, les aficionados de Xpogo réalisent de surprenantes chorégraphies avec leur bâton sauteur, entre figures piquées au BMX, slide en mode skate, parkour et roller.

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Aujourd'hui, le Xpogo n'est plus seulement réservé à une petite communauté de personnes. D'une, des vidéos ont été constituées à travers la marque GoPro. De deux, la marque Nike a réalisé lors des Jeux Olympiques de Londres une publicité qui rend hommage au sport.

L'institution du Xpogo est déjà prête et pour ceux qui se posent la question, un championnat existe déjà : le World Championships of Xpogo.

Par Louis Lepron, publié le 22/01/2013

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