Photo : plongée au coeur d'une centrale électrique centenaire

Après avoir investi la prison désaffectée de Loos dans le nord de la France et exploré les maisons abandonnées du désert de Kolmanskop en Namibie, le photographe Romain Veillon nous fait découvrir une autre destination de son choix à travers le filtre de son objectif photographique.

Alors que ce jeune photographe de 29 ans nous était plutôt connu pour son travail d'urbex - soit l'exploration urbaine - il s'agit aujourd'hui d'une série de photos autorisées qu'il dévoile pour nous. Il a visité une centrale thermique construite en 1914 dans les environs de Budapest en Hongrie, "l’une des centrales les plus modernes du monde" à l'époque. Et comme en attestent ses photos, le lieu offre une sacrée décharge de rétro-futurisme.

(Crédit image : Romain Veillon)

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(Crédit image : Romain Veillon)

(Crédit image : Romain Veillon)

"Voyage dans le temps"

Interviewé une première fois pour Konbini, Romain Veillon témoignait de son amour pour les endroits désertés par l'homme : "J’ai toujours aimé visiter des lieux abandonnés. On se prend vite au jeu du voyage dans le temps. On a l’impression de contempler les vestiges d’une autre époque", expliquait-il.

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En ce qui concerne ces clichés pris dans la centrale thermique, le photographe raconte qu'il a découvert cet endroit par le biais de l'objectif d'un ami : "Je me suis rendu sur place, quelqu'un est venu m'ouvrir la porte et m'a demandé combien de temps je voulais pour prendre mes photos. Puis il m'a laissé seul."

Peur naturelle de l'explorateur

Fastoche ? Un peu trop peut-être au goût de cet aventurier qui a plutôt l'habitude de ruser pour pénétrer dans des lieux secrets "où il faut se faufiler, sauter des murs et éviter les gardiens", évoquant "l'appréhension d'être arrêté par des gardes qui ne parlent pas anglais".

Pour une fois, Romain Veillon s'est introduit sans rejouer La Grande Évasion, confiant même que, pour une fois, "c'est agréable de ne pas avoir cette appréhension". Il a donc pu assouvir sa soif d'exploration tout à son aise : "J'ai commencé par explorer la centrale pour m'imprégner de l'atmosphère, puis je me suis rendu dans la salle de contrôle... le clou de la visite".

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On vous laisse en juger.

(Crédit image : Romain Veillon)

(Crédit image : Romain Veillon)

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(Crédit image : Romain Veillon)

"Une impression futuriste"

À la lumière de ses photos, on comprend que le photographe-explorateur ne s'est pas rendu n'importe où. Entre 1914 et 2013, notre façon d'aborder la technologie, l'électricité et simplement l'architecture d'une centrale a été bouleversée : "Cette pièce a été construite il y a 100 ans et malgré les traces qu'a laissé le temps c'est une impression futuriste qui se dégage - ce que je trouve incroyable".

J'ai été fasciné par cette verrière, unique en son genre. Il y a vraiment quelque chose qui se dégage de cette pièce, quelque chose d'un peu irréel et intemporel, surtout quand on y est complètement seul depuis plusieurs heures.

Son oeil de photographe a tout de suite été conquis par cet endroit vétuste et néanmoins conservé intact : Romain n'hésite pas à invoquer "quelque chose de magique dans ces "temples" dédiés à l'électricité (...) Surtout lorsque le soleil inonde la pièce, on se dit qu'on a de la chance de pouvoir immortaliser ce lieu". Comment lui donner tort ?

(Crédit image : Romain Veillon)

(Crédit image : Romain Veillon)

(Crédit image : Romain Veillon)

(Crédit image : Romain Veillon)

(Crédit image : Romain Veillon)

(Crédit image : Romain Veillon)

Par Théo Chapuis, publié le 26/11/2013

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