La genèse de l'art de "Obey the Giant" à travers un biopic

Shepard Fairey aka. Obey se voit consacrer un mini-biopic sur ses débuts de street-artist, Obey the Giant, réalisé par Julian Marshall. Interview du cinéaste et visionnage du film.

obey the giant

Il est l'un des personnages les plus réputés de ce que l'on appelle l'art de la rue. Un de ceux qui l'a (parmi d'autres) fait passer dans une autre dimension et a le mieux réussi à monnayer son art. Shepard Fairey, dit Obey, superstar de la planète "street art", s'est vu offrir un biopic à la hauteur de sa notoriété.

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Shepard Fairey en vrai

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1990. Faculté de design de l'université de Rhode Island. Shepard Fairey n'est alors âgé que de 20 ans mais a déjà trouvé son avatar graphique qu'il exposera dans le monde entier, avant d'en faire une marque de fringues. À l'époque c'est un étudiant comme les autres qui se cherche un peu, entre atelier de sérigraphie, déconvenues amoureuses et rampes de skate.

C'est alors que lui vient l'idée d'afficher son "André The Giant", non plus sur les marges et le bas des murs, mais à la vue de tous.

Capture d'écran du Film "Obey the Giant" - Shephard Fairey incarné par Josh Wills

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C'est de cette genèse de l'"ambition" artistique du natif de Providence que le film Obey The Giant traite. 20 minutes d'images basées sur une histoire vraie (Shepard Fairey est incarné par l'acteur Josh Wills) pour un épisode "structurant" de la carrière de celui qui est présenté par le film comme le plus grand street-artist de tous les temps.

Une confrontation avec l'état dans toute sa puissance régalienne pour un parcours qui sera par la suite sera couronné de succès.

Julian Marshall : "Shepard m'a donné carte blanche"

Julian Marshall - photo prise de sa page Facebook

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A l'occasion de la diffusion du film, on en a profité pour poser quelques questions à Julian Marshall. A propos de la genèse du projet, le cinéaste commente :

J'ai travaillé pour Shepard en 2009, voilà pour les premiers contacts. Quelques années plus tard, alors que je réfléchissais à une idée pour mon projet de fin d'étude à la Rhode Island School of Design [la même école que le street-artist, ndlr], il m'a semblé évident de faire un film autour de son parcours car personne ne l'avait jamais vraiment fait.

À propos du processus créatif et de l'implication d'Obey, celui-ci répond :

Shepard voulait me donner carte blanche pour ce qui est de la création. Il a soutenu le film en donnant des tableaux et des stickers. J'ai ensuite travaillé en collaboration avec lui à propos de l'histoire. Cet épisode avec Cianci a une grande importance : elle a médiatisé son travail à plus grande échelle et a donné une signification à son travail alors que les stickers étaient déjà partout en ville. Quant à la forme, il m'a paru plus opportun de faire un film "narratif" : c'est plus intéressant et plus valorisant pour un réalisateur.

Sur les suites à donner à ce premier essai, Julian Marshall conclut :

Faire un long métrage ? J'espère oui.

À noter : le film est diffusé intégralement sur Internet (et par ici), et a été entièrement financé sur Kickstarter

Obey the Giant

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Par Tomas Statius, publié le 15/04/2013

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