Trip : The Economist redessine l'Europe à sa sauce

Quand les journalistes du très sérieux The Economist veulent se marrer, ils redessinent la carte de l'Europe pour la rendre "plus sympathique".

Publicité

Prise sous un autre angle, l'Europe a parfois des allures de classe de collégiens qui se tirent dans les pattes. Entre blocages et mésententes, le sujet "Europe" est gage de débats à rallonge et de quiproquos en tous genres.

Les journalistes de The Economist, qui se tapent le sujet au quotidien, ont eu (une nouvelle fois) envie de lâcher prise et d'imaginer une Europe idéale. Ils ont ainsi déplacé les pays sur la carte de façon à rendre l'Europe "plus logique et plus sympathique".

It's a peace world

A la rédaction du célèbre hebdomadaire, les journalistes ne se sont pas embarrassés des frontières et ont bougé l'Europe façon puzzle. Certaines modifications sortent clairement du lot.

Publicité

  • La Belgique ?

Selon les journalistes du quotidien, le pays est surtout connu pour ses "incompréhensibles brouilles linguistiques (qui ont fait tomber plus d’un gouvernement)". Pas d'embrouille dans une Europe saine donc la Belgique est punie. (Au coin les Belges !). Elle va carrément valser en Europe de l'est, en dehors du reste du troupeau.

Publicité

Et pour combler le trou laissé entre l'Allemagne et la France, on cale la République Tchèque, fort appréciée pour son sens de l'organisation.  Verdict : Pas de place pour les embrouilles, tant pis pour les frites. Cap sur la rigueur.

  • La Grande Bretagne ?

Pour elle, The Economist n'y va pas avec le dos de la cuillère. En raison de sa situation économique qui rappelerait celle des pays du sud, le journal vient la placer directement autour de la Mediterranée.

Publicité

A sa place initiale, c'est la Pologne qui vient se poser et pour justifier cet emplacement, The Economist a un argument tout trouvé. Coincés entre l'Allemange et la Russie, les Polonais sont comme un enfant perdu au beau milieu d'un couple en crise. En lieu et place de la grande Bretagne, la Pologne pourrait s'épanouir à souhait et en paix.

  •  L'Italie, classe turbulente

Dans cette nouvelle Europe, le Nord et le Sud de l'Italie, qui passent leur temps à se chamailler, sont séparés par un bras de mer.

Voilà les enfants, vous ne savez pas vous tenir tranquille ? N. tu vas dans ta chambre et S. dans la tienne comme ça c'est réglé.

Pis encore, l'Italie du Sud est regroupée avec la Sardaigne et la Sicile en un nouvel ensemble rebaptisé : Bordello. Chacun fera la traduction. La Grèce n'étant pas bien loin du Bordello, les journalistes de The Economist leur suggèrent même de créer leur propre union monétaire. Easy !

  • Et la Suisse alors ?

The Economist a un avis bien tranché sur la Suisse. Estimant qu'on la confond bien trop souvent avec la Suède, l'hebdo vient la placer au nord de l'Europe, entre la Norvège et la Suède. Sa neutralité serait également particulièrement bien reçue par la Finlande qui aurait un nouveau pays-ami. Et on le sait tous, une Europe plus sympathique, ça passe d'abord pas des pays-copains.

Ce qui est encore plus curieux dans cette histoire c'est que cette carte n'est pas nouvelle. The Economist l'avait présentée dans un article datant de 2010 mais elle réapparaît soudainement sur la Toile et dans la presse de plusieurs pays. Cette disposition nouvelle de l'Europe en enchanterait visiblement plus d'un !

Par Afifia B, publié le 11/04/2013

Copié

Pour vous :