Stanley, 1951. Sans barbe.

Le premier court de... Stanley Kubrick

Pour se souvenir de son premier mot, on a des parents. On se souvient par contre rarement des premiers balbutiements des réalisateurs, souvent d’obscures courts métrages. Une erreur que Konbini répare chaque week-end. Cette semaine, Stanley Kubrick.

Stanley Kubrick

Stanley, 1951. Sans barbe.

La semaine dernière sortait Room 237. Un documentaire de Rodney Ascher qui s'intéresse aux méandres d'un des chef d'oeuvres de Stanley Kubrick : Shining.

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Sorti en 1980, Shining est le onzième film de la longue carrière du réalisateur new yorkais. Une carrière débutée en 1951 avec un court métrage, Day of the Fight.

A l'origine, le jeune Kubrick se dirige plutôt vers une carrière de photographe. A 16 ans, il vend au magazine Look son premier cliché présentant un vendeur de journaux pleurant la mort du Président Roosevelt. Engagé au sein de la rédaction, il produit quelques années plus tard un roman photo intitulé Prizefighter.  Cette plongée dans le monde de la boxe des années 50 servira de génèse à Day of the Fight.

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Documentaire de quinze minutes, Day of the Fight suit un jour de la vie de Walter Cartier, boxer de 24 ansoriginaire du Bronx. La journée commence à l'église, se poursuit chez lui, avec son chien, et décrit l'insoutenable attente des boxers un jour de combat.

Une histoire de survie, comme Kubrick a toujours affectioné. Comme dans Barry Lyndon ou Full Metal Jacket, le personnage central doit "se battre pour survivire". Cartier fait à l'époque partie des 6 000 boxers américains qui travaillent en parallèle dans le commerce familial : un garage, une épicerie ou un bar. Si ce court métrage aurait pu être réalisé par Martin Scorsese, des caractéristiques du cinéma kubrickien reviennent. Comme l'utilisation de la voix-off, que l'on retrouvera plus tard dans Le Baiser du Tueur, Dr Folamour ou Barry Lyndon.

Forcément présent, l'intérêt de Kubrick pour la violence. Magnifié en une scène magistrale, où le boxer inspecte l'état de son visage avant le combat. Une dernière fois, au cas où.

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Par Thomas Andrei, publié le 27/06/2013

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