Lady Gaga : sa nouvelle pochette d'album signée Jeff Koons

Lady Gaga a dévoilé la pochette de son album ArtPop : un collage, de neuf et d'ancien, signé de la main de l'artiste et plasticien Jeff Koons.  

Lady Gaga

Pochette de Art Pop - Jeff Koons

Qu'on en pense du bien, ou beaucoup de mal, c'est un véritable coup de force qu'est en train de réaliser Lady Gaga : communiquer en amont de la sortie de son album à grand renfort de décalage et de réappropriation de symboles culturels que l'on pensait loin de son univers.

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Hier le Berghain et l'organisation de sa "release party" le 24 octobre prochain dans le sacrosaint de la nuit berlinoise. Aujourd'hui Jeff Koons pour une pochette étonnante.

Lady Gaga : machine à scandale et à communiquer

Dans la nuit Lady Gaga avait quelque chose à dire. Et comme bien souvent, c'est sur Twitter que la chanteuse américaine a fait la grande annonce.

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Après quelques bribes de mystères, le dévoilement.

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Quelques tweets plus loin, on apprend que la statue centrale (sur la pochette) est une véritable oeuvre d'art signée Koons qu'il sera possible de découvrir lors du lancement de l'album à Berlin.

La pochette en question

Que dire de cette pochette ? D'abord qu'elle correspond au dessein affiché par l'artiste et qui plus est au titre de l'opus : Artpop.

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Gaga se joue des codes et affiche un medley d'oeuvres classiques : on voit poindre en arrière-plan la Naissance de Venus de Sandro Boticcelli ainsi que des photographies d'une sculpture en marbre qu'on peine à identifier. L'ensemble jure avec des créations contemporaines au premier plan : la sculpture mais également une sphère dans le goût, au niveau plastique, des compositions florales de l'artiste.

Jeff Koons - Tulipes (1996) / Exposé au Musée Guggenheim de Bilbao

Le tout donne une oeuvre troublante, schizophrène, mais pas désagréable à voir. Ce commentaire nous semble pouvoir être appliqué à l'ensemble de la polémique Gaga qui enfle à mesure que la new yorkaise s'approprie des éléments culturels dits "underground" pour les intégrer à sa matrice pop.

Réappropriation culturelle

Le fin mot de tout cette histoire réside en une appréciation différenciée de la situation. On peut s'indigner de la récupération marchande de symboles "alternatif". Là, il faut se souvenir que la culture "club" est devenu un véritable business dans la capitale allemande à laquelle il semble difficile d'attribuer les lauriers de l'underground.

Photomontage réalisé par Mixmag

Ou on peut apprécier que Lady Gaga fasse appel à Koons, artiste contemporain tout à fait respectable plutôt qu'à un autre. Aille ou Berghain plutôt que dans un club sans histoire. En gardant à l'esprit que toute réappropriation d'un mouvement culturel par un "outsider" est un processus qui peut apparaître violent.

Le syndrome du verre à moitié plein. Ou vide.

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Par Tomas Statius, publié le 08/10/2013

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