La Liberté guidant le peuple et autres histoires de vandalisme

Le célèbre tableau de Delacroix, La liberté guidant le peuple, a été vandalisé hier au Louvre Lens hier peu avant la fermeture du musée. Les dégradations seraient superficielles. 

la liberté guidant le peuple

Eugene Delacroix - La Liberté guidant le peuple

Il devait être le symbole de la régénération culturelle du bassin minier et avait été utilisé pour la majorité des supports de communication annonçant le lancement du Louvre Lens. Le célèbre tableau d'Eugène Delacroix, La liberté guidant le Peuple, oeuvre iconique de 1830 ayant pour sujet la révolution des trois glorieuses a été l'objet d'une dégradation hier 7 février au Louvre Lens. Celui-ci avait été prêté au musée qui avait ouvert ses portes le 4 décembre dernier, et ce pour une durée d'un an.

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Peu avant la fermeture du musée, une jeune femme de 28 ans aurait écrit sur l'oeuvre à l'encre indélébile avant d'être appréhendé. Les motivations de son geste restent indéterminées bien qu'on en sache plus sur la dégradation en tant que telle. Celle-ci serait d'une trentaine de centimètres sur la partie inférieure du tableau :  une inscription "AE911" à l'encre noire. Une enquête est en cours.

Les dégradations, quant à elle, seraient minime si l'on en croit le communiqué de presse du Louvre Lens. Pour autant, une  aurait été dépêchée sur les lieux. C'est suite à son expertise qu'il sera décidé si le tableau reste sur place ou doit être emmené hors site pour la restauration.

Des oeuvres vandalisées pour différentes raisons

Evidemment, ce n'est pas la première fois que ce genre de vandalisme arrive.

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  • 1 : Vandalisme pour raisons idéologiques

Avril 2011 : une photographie de l'artiste Andre Serrano, intitulée Piss Christ et qui voit un crucifix en plastique plongé dans de l'urine, est vandalisée dans un musée d'Avignon. Les auteurs de l'acte sont des "groupuscules catholiques intégristes proches de l’extrême droite, dont l’un, l’Institut Civitas" explique le blog du Monde de Thierry Savatier.

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  • 2 : Vandalisme pour raisons artistiques

Un an plus tard, c'est au tour du musée du Tate Modern à Londres. Un Russe a apposé un graffiti sur une toile de l'Américain Mark Rothko. Ici, aucune revendication idéologique, politique ou religieuse : c'est artistique et ça s'appelle le « Yellowisme » (ou "Jaunisme" en français). En gros, c'est un mouvement artistique qui se dit proche de celui de Marcel Duchamp, connu pour avoir signé un urinoir et l'avoir exposé en 1917.

Pour Vladimir Umanets, ce n'est «ni de l'art, ni de l'anti-art», « c'est un élément de la culture visuelle contemporaine, ce n'est pas un mouvement artistique ». Comprenne qui pourra. A The Observer, il expliquera :

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Certains penseront que je suis fou ou que je suis un vandale, mais mon intention n'était pas de détruire (l'oeuvre) et d'en faire baisser la valeur, ou de faire une folie.

  • 3 : Vandalisme pour vandalisme pur et simple

Entre temps, en novembre 2011, c'est (encore) un Français qui s'est occupé de gribouiller de rouge deux tableaux de Nicolas Poussin à la National Gallery de Londres : L'adoration du veau d'or et L'adoration des bergers, peints entre 1633 et 1634. Selon des témoins, le Français, arrêté dans la foulée, se disait juste "fier" de ce qu'il avait entrepris. Aucune revendication, juste un acte pur et simple de vandalisme. Comme ce qui s'est déroulé hier au musée du Louvre. En attendant d'avoir plus d'informations.

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Par Tomas Statius, publié le 08/02/2013

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