Jiyen Lee, Escaliers pour l'infini

Des personnages microscopiques qui n'ont de cesse de monter et descendre des escaliers infinis. Bienvenu dans le monde des créations hypnotiques du coréen Jiyen Lee. 

Jiyen Lee

Le photo-montage a le vent en poupe. La manipulation d'images réelles dans le but de créer des montages déroutants et surréalistes apparait comme un biais de plus en plus répandu de la création artistique contemporaine. De Jean-François Rauzier (plus d'informations par ici) et sa version infinie de la façade du chateau de Versailles jusqu'au chinois Zenhjun Du (son site) et sa variation autour du thème de la ville et de la tour de Babel. Par exemple.

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C'est clairement dans cette filiation artistique que le coréen Jiyen Lee se place (rendez-vous par ici pour en voir plus). Celle des grands manipulateurs. De ceux qui ne reculent devant rien pour créer des panoramas déroutants. Ici plutôt qu'un paysage iconique ou la variation autour d'un thème biblique remis au goût du jour, l'artiste représenté par Saatchi à Londres, a choisi l'urbain dans une de ses expressions les plus pures : les escaliers.

Chantre du fonctionnalisme, constructions (trop souvent) a-esthétiques, mais inévitable lieu commun de la vie dans les métropoles, il crée à partir d'une prise de vue simple des tableaux grands formats hypnotiques. Que cela nous inspire-t-il ? Une esquisse de la condition de l'homme moderne. Aussi absurde qu'un escalier en colimaçon qui ne s'arrêterait jamais.

Jiyen Lee - Escaliers pour l'infini

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Source : MY MODERN MET

Par Tomas Statius, publié le 20/03/2013

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