Jean Marc Ayrault et « le » Bando

Le graffiti entre à Matignon

 En dessous d'un lustre, entre deux bustes d'inspiration antique et à côté de tapisseries d'époque, le graffiti se donne désormais à voir à l'hôtel Matignon. 

Du graffiti à Matignon : quelle idée étrange. L'information était passée inaperçue et c'est à la faveur de nos pérégrinations sur la Toile qu'on s'est retrouvé nez à nez avec le truc. Depuis le 13 juillet dernier, jour du vernissage et de l'accrochage des oeuvres, des toiles d'activistes de la peinture aérosol ont élu domicile à l'hôtel Matignon.

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Un lustre, des tapisseries, un gros Bando

Putain les temps changent. Alors qu'on évoquait il y a peu l'extrême pénalisation dont le graffiti fait l'objet en Grande-Bretagne mais aussi un peu partout en Europe, voilà qu'il s'affiche dans les loges les plus intimes du pouvoir exécutif français. Et cela a l'air d'enchanter tout le monde, même Jean Marc Ayrault.

QUIK / SEEN

Pour la petite histoire, rappelons que c'est à un lifting fréquent de sa décoration d'intérieur qu'a droit l'hôtel particulier construit au XVIIIème siècle. Tâche confiée à Isabelle Tamisier-Vétois, sobrement "inspectrice mobilier/oeuvre pour les services du premier ministre", c'est à elle que l'on doit ce choix surprenant esthétiquement mais aussi symboliquement.

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Des choix de graffiti étonnants

Mais bon on ne s'en plaindra pas. Parce que les oeuvres sélectionnées ne sont pas des plus attendues, ni des plus convenues. Elles sont, pour l'écrasante majorité, l'oeuvre de figures notoires du pendant "vandale" de la pratique, américaines mais aussi françaises. Là est l'originalité.

Jean Marc Ayrault et "le" Bando

Pour le reste les toiles appartiennent à la collection du Français Alain-Dominique Gallizia, et sont visibles un peu partout au 57 rue de Varenne. On retrouve ainsi pêle-mêle, le Français Bando (pionnier de la scène parisienne) dans le bureau du Premier ministre, les old-timers Quik et Taki 183 dans la Rotonde, Seen dans l'antichambre ou encore Toxic, bien à sa place dans le fumoir. 

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Retrouvez le communiqué de presse ainsi que le détail de l'ensemble des oeuvres par ici.

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Par Tomas Statius, publié le 06/08/2013

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