En Allemagne, des drones pour lutter contre le graffiti vandale

Des drones pour endiguer la prolifération de graffiti. L'idée pourrait être tout droit sortie d'un film de science-fiction. Elle est l'oeuvre de la Deutsche Bahn, la société exploitant les chemins de fers allemands.

drones

Chaque année le nettoyage de graffitis sur les voix ferrés (ou les trains) coûte près de 7,6 millions d'euros à la Deutsche Bahn. Un manque à gagner que le service public entend bien réduire avec une mesure : l'utilisation de drones équipés de caméras infra-rouges pour surveiller les lignes.

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Une armée de ces "drones" (coûtant 60.000 euros par unité) pourrait ainsi être testée selon un porte-parole de la compagnie ferroviaire allemande. Une armée dont les performances sont à signaler : volant silencieusement à près de 150 mètres du sol, dotés d'une autonomie de vol de 80 km, ils seraient capables de surveiller les murs, collecter des preuves en cas de "peintures vandales", mais également d'identifier des suspects. Finies les interpellations, les filatures. La chasse aux graffeurs "nouvelle génération" semble être lancée.

Drones : l'opposition de la société civiles

Pourtant les choses ne sont pas si simples.

D'abord l'acceptation de pareille mesure dans une société civile si opposée à la vidéo surveillance ne parait pas aisée. Ils étaient par exemple nombreux à refuser que leurs maisons n'apparaîssent sur Google Maps lors de la dernière campagne de "cartographie" de la compagnie américaine il y a trois ans. À commencer par le ministre de l'Intérieur de l'époque Guido Westerwelle.

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Ici, la réponse de l'entreprise ne s'est pas faite attendre : loin de s'étendre à l'ensemble du territoire, la surveillance se concentrerait sur les terrains appartenant à la Deutsche Bahn a précisé un officiel de la compagnie. Problème résolu.

Un train de la Deutsche Bahn

Question de contexte ensuite. L'annonce au début du mois du projet de drones militaires Euro Hawk avait engagé son lot de contestations en Allemagne, de la part du public d'abord mais aussi des officiels. Deux interrogations :

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  • Ne sont-ils pas dangereux dans l'espace aérien ?
  • Les pilotes pourront-ils voir à l'oeil nu pareils engins ?

Si la question reste entière pour la version militaire, il semblerait que les circonstances plaident en faveur des drones "anti-graffiti". Car ne volant qu'à 150 mètres d'altitude, ces derniers ne perturberaient en rien le traffic aérien.

Un conseil donc : souriez quand vous peignez de l'autre côté du Rhin, car vous serez peut-être filmés.

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Par Tomas Statius, publié le 30/05/2013

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