Extérieur de Drouot, célèbre salle des ventes de la place parisienne

Street Art : Record de ventes à l'hôtel Drouot

Après une semaine consacrée au street art, la vente de l'hôtel Drouot constitue un évènement à signaler. Tant pour le niveau des adjudications que pour le symbole.

Drouot

Extérieur de Drouot, célèbre salle des ventes de la place parisienne.

L'annonce avait fait la Une de bien des médias nationaux. En pleine semaine de la FIAC, rendez-vous incontournable de l'art contemporain, la célèbre maison de vente Drouot organisait en partenariat avec Digard une semaine autour du street-art : conférences sur la question de la fiscalité ou de la constitution de fonds dédiés, performance d'artistes in situ mais aussi vente d'exception.

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Du graff à Drouot

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L'artiste Nick Walker devant l'hôtel Drouot (Crédit : Joël Saget/ la Dépêche)

En marge de ce que l'on pourrait dire sur le contenu des différentes manifestations et des discussions inlassables sur l'ADN du street-art (l'illégalité ? la création sur des supports urbains ?), deux choses sont à remarquer.

La première tient au symbole de l'invitation. Des bombes, des graffeurs à Drouot, dans une configuration si massive... La chose est assez nouvelle surtout quand on connait l'origine de ce mouvement culturel. Même si certains sont bien à leur place (on pense ici à Miss Tic ou au pendant "art contemporain" du mouvement), voir COPE 2 réaliser des toiles dans la charmante rue Drouot (Paris IXème) en utilisant la façade de l'immeuble comme un chevalet est assez déroutant. Bien qu'agréable.

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Et si l'entrée de cette forme de création dans le giron de l'art contemporain est manifeste, on ne peut parler uniquement d'une volonté de conserver et de documenter cette expression éphémère.

Spéculation dans un marché en expansion

Aujourd'hui, l'art urbain est une valeur qui compte dans un marché de l'art en pleine expansion. En France, selon le classement d'Art Actuel à paraître le 1er novembre, ils sont plusieurs graffeurs à se placer parmi les 100 artistes français à la meilleure cote (Mr. Brainwash, Jef Aérosol entre autres).

Bansky - Sid Vicious

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Et chez Drouot, le prix du street-art explose. Vendredi lors de la vente évènement qui clôturait cette semaine, plusieurs records ont été établis : meilleure vente de Banksy sur le sol français (sa toile Sid Vicious s'est vendue à près 128.100 euros), même chose pour Shephard Fairey aka. OBEY et son petit format War Is Over (63.440 euros).

Jean-Michel Basquiat - "Monticello" (1986)

Pour le reste, un Basquiat s'est échangé à un prix faramineux (Monticello une oeuvre de 1986 partie à 801.400 euros) et il a fallu débourser 567.000 euros pour une toile de Keith Harring, Sneeze.

Par Tomas Statius, publié le 28/10/2013

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