Michael Moore en 2004, lorsqu’il reçoit sa Palme d’Or pour Fahrenheit 9/11.

Ces documentaires primés en festivals

On connaît bien sûr les catégories "Meilleur Documentaire" aux Oscars, ou "World Cinema Documentary" au Festival de Sundance, qui permettent de récompenser des documentaires. Mais certains d'entre eux parviennent à obtenir des prix qui ne leur étaient à l'origine pas destinés. Sélection.

Michael Moore en 2004, lorsqu'il reçoit sa Palme d'Or pour Fahrenheit 9/11.

  • Sacro GRA de Gianfranco Rosi (Lion d'Or à la Mostra de Venise 2013)

Publicité

On l'apprenait il y a deux jours, c'est le documentaire Sacro GRA de l'italien Grianfranco Rosi qui a convaincu le jury, présidé par Bernardo Bertolucci (scénariste de Il Etait Une Fois dans l'Ouest et réalisateur du classique Le Dernier Tango à Paris). C'est une première pour le plus ancien festival cinématographique du monde, qui a cette année choisi de récompenser un documentaire sur le périphérique de Rome.

  • Fahrenheit 9/11 de Michael Moore (Palme d'Or au Festival de Cannes 2004)

Publicité

Il fait partie des deux seuls documentaires ayant remporté la Palme d'Or à Cannes. Véritable "acte politique" comme le présente Michael Moore, le film a reçu un véritable succès. Dénonçant les liens qui unissent la famille Bush et la famille Ben Laden, Fahrenheit met aussi en évidence les intérêts qu'ont eus les américains à envahir l'Irak en 2003. Un documentaire choc dont on ne cessera probablement jamais de parler. Vous pouvez voir le film en intégralité sur Youtube.

  • Le Monde du Silence de Jacques-Yves Cousteau et Louis Malle (Palme d'Or au Festival de Cannes en 1956) 

Publicité

Premier documentaire de l'histoire à avoir reçu la Palme d'Or au Festival de Cannes (en 1956), Le Monde du Silence est réalisé par le "Commandant Cousteau" et Louis Malle. Second film sous-marin tourné en couleurs, il explore les fonds marins de la Mer Méditerrannée, du Golfe Persique, de la Mer Rouge et de l'Océan Indien. Chose très étonnante, Le Monde du Silence figure toujours en tête du box-office des films documentaires (4 600 000 entrées), et ce depuis 1956. Vous pouvez voir le film en intégralité sur Youtube.

  • Inside Job de Charles H. Ferguson (Prix Spécial du Jury à Sundance 2011)

Publicité

Inside Job, c'est un film de Nicolas Winding Refn, mais aussi un excellent documentaire, signé Charle H. Ferguson, qui analyse les causes de la crise financières de 2007. Interviewant tout à tour professeurs d'économie, financiers milliardaires, hommes politiques - et même Christine Lagarde et Dominique Strauss-Kahn - le film est un élément de compréhension non négligeable d'une des "catastrophes" les plus importantes du 21ème siècle - pour le moment - : la crise financière. Indispensable, même pour les moins calés en économie. Inside Job reçoit en 2011 le Prix Spécial du Jury à Sundance.

  • Sugar Man de Malik Benjelloul (Prix du Public et Prix Spécial du Jury à Sundance) 

Avant de recevoir l'Oscar du Meilleur Documentaire cette année, Sugar Man s'est fait remarquer au festival de Sundance, où il décroche le Prix spécial du jury et le Prix du public. Une histoire totalement extraordinaire sur le chanteur/musicien américain Sixto Rodriguez, complètement inconnu aux Etats-Unis mais qui est devenu malgré lui une véritable star en Afrique du Sud, plus célèbre que les Rolling Stones ou Elvis Presley. Un documentaire émouvant et incroyable à la fois. Une perle.

  • Koyaanisqatsi de Godfrey Reggio (Prix du Public à la Mostra de cinéma de São Paulo 1984) :

Devenu pour beaucoup de personnes une référence en terme de "documentaire", Koyaanisqatsi se vante d'être le "premier film écologique". Sorti en 1984, le film est un des premiers à utiliser le principe de l'intervalomètre dans un long-métrage. Des images fabuleuses, une bande-originale incroyable composée par Philip Glass, Koyaanisqatsi a marqué un tournant dans l'histoire du cinéma. Récompensé pour le coup du prix du public à la Mostra de cinéma de São Paulo 1984, il est le premier de la trilogie des Qatsi, suivi de Powaqqatsi, et Naqoyqatsi.

  • Bowling for Columbine de Michael Moore (César du meilleur film étranger en 2003, prix du 55ème anniversaire du Festival de Cannes)

C'est le film qui a révélé Michael Moore au grand public. Bowling for Columbine a reçu en 2003 le César du meilleur film étranger, ainsi que le prix du 55ème anniversaire au Festival de Cannes. Tout d'abord, le documentaire a reçu un accueil très mitigé, recevant autant de compliments que de reproches. Bowling for Columbine reste cependant l'un des seuls films s'attaquant au problème du nombre élevé d'homicides par armes à feu aux Etats-Unis. Michael Moore tente d'y répondre en établissant un lien avec la législation très souple en ce qui concerne ces armes. On le voit même interviewer Charlton Heston, alors président de la National Rifle Association, la NRA, le principal syndicat - et lobby - d'armes à feu aux États-Unis.

  • Valse avec Bachir d'Ari Folman (Golden Globe Award et César du meilleur film étranger en 2009)

Considéré par certains comme un documentaire, par d'autres comme un simple film d'animation, Valse avec Bachir a reçu un très bon accueil lors de sa sortie. Golden Globe Award et César du meilleur film étranger en poche, Ari Folman nous livre avec ce film un regard neuf et critique sur la Guerre du Liban, et plus particulièrement pendant l'opération "Paix en Galilée" (intervention militaire israélienne au Liban en 1982). Il s'agit d'une autobiographie du réalisateur Ari Folman, mêlant images d'animation et interviews réelles d'amis d'époque que le cinéaste a retrouvé.

On vous conseille également :

Par Etienne Dang, publié le 09/09/2013

Copié

Pour vous :