Combo : le ninja du street-art

Combo fait du graffiti mais ce n'est pas que pour faire joli. L'art pour l'art ne l'intéresse guère, il le préfère en arme et tant mieux ! Son street art est un vrai shuriken.


Une étoile dont on distingue à peine la présence mais qui laisse sur son passage les traces de ses revendications. Combo n'est pas colleur d'affiches pour une cause ou un parti quel qu'il soit mais il n'en est pas moins citoyen. Position qu'il revendique sans moralisation aucune mais un humour bien aiguisé.

Les paradoxes de nos vies, les failles d'un système de pensée, le poids des dictatures. Tous les sujets passent sous son street art et ils provoquent souvent la même réaction : le badaud s'arrête-sourit-observe- et s'en va. Le street art de Combo est un clin d'oeil qui nous prend sous sa paupière.

Combo Culture Kidnapper

Le street art comme détournement de rue, c'est presque un pléonasme mais ici il est ramené à sa source.  "La rue comme terrain d'expression", Combo Culture Kidnapper a pris la définition au mot près et l'a exécutée en France, à Hong Kong et même à Tchernobyl.

Son art s'inspire beaucoup de la bande dessinée, des jeux vidéos et n'a aucun mal à jongler avec les médiums passant de la peinture, à l'affichage en passant par le pochoir ou la photographie. Une fois les moyens accordés, il file les rues en fuyant la police telle une danseuse puis il s'en va comme il est venu, sur la pointe des pieds. Mais ses mains, elles, ont fait ça :

Cette vidéo qui suit montre Tchernobyl sur laquelle Combo a collé des affiches EDF. La musique en fond est celle de Funky Town, musique utilisée dans le spot publicitaire d'Areva :

crédits photos : Combo Culture Kidnapper

Par Afifia B, publié le 13/03/2013