Brandalism : le street art déclare la guerre aux annonceurs

En février dernier, l'artiste écossais Robert Montgomery avait orné les panneaux publicitaires de Londres d'une flopée de textes minimalistes à caractère poétique sur l'impact du consumérisme, de l'hypocrisie et de la beauté dans nos vies.

Bien que la démarche de ce dernier ne puisse pas être caractérisée de "street art" à proprement parler, elle a eu le mérite de provoquer un engouement sans précédent au sein de la communauté artistique britannique, lasse du bombardement constant d'images publicitaires imposée par des annonceurs veillant au grain.

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Ainsi, une horde d'artistes (vingt-six au total dont Robert Montgomery) issue de contrées aussi diverses que l'Angleterre, l'Australie ou encore les Etats-Unis, a décidé de se lancer à la conquête de 35 panneaux publicitaires situés à Leeds, Londres, Manchester, Birmingham et Bristol, pour mieux les déflagrer à coups de messages sur la liberté d'expression, la société de surconsommation, la crise économique et les canons esthétiques délimités par les médias et la publicité.

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Répondant au nom de Brandalism, le mouvement s'est mis en tête de tacler ces industries avec un tout nouveau concept intitulé "subvertising", soit l'ajout d'annotations subversives sur les publicités originales ou l'occupation et transformation totale des espaces publicitaires en véritables oeuvres d'art s'interrogeant sur la notion de bonheur dans nos sociétés.

Plus d'informations sur Brandalism ici.

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Par Konbini, publié le 19/07/2012

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