La dernière oeuvre du britannique « No Parking Anytime » cause bien des remous du côté d’East New York – Crédit Image Banksy

À New York il faut payer pour voir les oeuvres de Banksy

Des vidéos ont émergé sur la Toile montrant comment certains profitent (financièrement) de la venue du street-artist Banksy à New York.

Banksy

La dernière oeuvre du britannique "No Parking Anytime" cause bien des remous du côté d'East New York (Crédit Image Banksy)

Chaque jour, une nouvelle pièce du célèbre street-artist Banksy, issue de son mois de résidence, apparait à la fois dans les rues de New York et sur la Toile. Chaque jour apporte aussi un flot de commentaires et de pratiques douteuses. Le 6 octobre dernier, une spécialiste du graffiti, Sacha Jenkins, rapportait à Metro NYC concernant l'animosité des graffeurs envers le Britannique.

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Aujourd'hui, des tensions à l'Est de New York ont émergé.

"20 dollars pour voir le Banksy"

"Collateral Murder" dévoilé le 9 octobre sur le site de l'artiste - Crédit Image Street Art News

Tout a commencé par une photo téléchargé sur un site : on est témoin d'un pochoir de Banksy dans lequel un rat est à côté d'un poteau renversé. Une fois la localisation "exacte" de l'oeuvre trouvée, la chasse au graff a débuté ans les rues de New York. Cette ruée (c'est à l'est du quartier de Brooklyn que le pochoir se trouve) aboutit à un rebondissement : une fois arrivés sur place, au 272-290 Bradford Street - East New York, les spectateurs ont été confrontés à un groupe de jeunes hommes.

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Comme le rapporte, non sans ironie, le magazine Gawker, ce groupe, posté devant le mur, a fait payer les badauds pour voir la dernière pièce de l'artiste britannique. En vidéo, cela donneça :

Si le magazine annonce un prix de cinq dollars, la publication Gothamist assure que les enchères ont désormais grimpé jusqu'à 20 dollars pour un simple coup d'oeil. Et précise qu'avant de rendre la "contemplation" de l'oeuvre payante, les deux jeunes hommes avaient essayé, en vain, de "retirer" le pochoir de son support d'origine au burin.

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Querelle d'égos et misère sociale

Et le témoignage d'un femme travaillant le quartier au magazine américain offre un éclairage sur cette situation :

Ils [les jeunes, ndlr] sont en colère à à cause des personnes blanches qui viennent ici (...). Le ressenti général est qu'ils trouvent que personne, d'habitude, ne s'intéresse à ce quartier et que maintenant qu'il y a quelque chose qui a de la valeur, ils devraient en profiter.

Crédit Image Street Art Jamz

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Outre la colère sociale des riverains, l'intéressée, qui se targue "d'avoir un peu de crédibilité face à eux parce qu'elle travaille dans le quartier", évoque les références réitérées que font les "gardiens du Banksy" au graffeur OMAR. Ce dernier n'a pas hésité ces derniers jours à "taper" les oeuvres du Britannique. À commencer par le ballon rouge.

Banksy on the road

Pour être complet sur le sujet, rappelons qu'en marge de cette annonce, la nouvelle oeuvre de Banksy (pas encore dévoilée) semble avoir été découverte en avant-première : un camion rempli de peluches se promenant dans les rues de la ville. Le jeu de piste n'est pas encore fini.

Crédit Image Street Art News

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Par Tomas Statius, publié le 11/10/2013

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