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Vidéo : le whitewashing à Hollywood expliqué en deux minutes

Publié le

par Lucille Bion

(© Paramount Pictures)

Expliquer en deux minutes l'histoire du whitewashing à Hollywood, c'est le défi que vient de relever le vidéaste LJ Frezza. 

A Brief History of Hollywood Whitewashing from Fandor on Vimeo.

Une courte vidéo de LJ Frezza profite de la sortie de Ghost in the Shell pour dénoncer l'une des plus vieilles pratiques de Hollywood : le whitewashing. Pour l'adaptation du manga de Masamune Shirow (qui avait fait l'objet d'un anime par Mamoru Oshii), les producteurs ont choisi Scarlett Johansson pour incarner le cyborg Kusanagi : autrement dit, une Américaine dans le rôle d'une Japonaise. Juste avant, les foudres des internautes s'étaient abattues sur Matt Damon, qui avait obtenu le rôle principal de La Grande Muraille – un film qui, comme son nom l'indique, se déroule en Chine. Un choix de casting perpétuant le mythe selon lequel seul l'homme blanc peut sauver le monde.

En deux minutes chrono, le vidéaste revient sur les exemples les plus frappants de productions hollywoodiennes faisant appel à des Américains plutôt qu'à des acteurs issus des minorités ethniques. LJ Frezza explique que ce genre de procédé est beaucoup plus fréquent dans les remakes et les adaptations.

En 2008, Speed Racer, un blockbuster de la Warner sur des courses de voitures, était porté par Emile Hirsch. Les Wachowski, le duo de Matrix, ont tiré leur film d'un manga de Tatsuo Yoshida. Inutile de préciser qu'un acteur japonais aurait dû incarner le héros. Résultat des courses ? Un bide retentissant : seulement 93 millions de dollars au box office, sur un budget de 120 millions. La preuve que des acteurs blancs ne sont pas un ingrédient magique pour avoir du succès.

Mais l'exemple le plus frappant est sûrement celui du film Godzilla, King of the Monsters ! de 1956, dans lequel Raymond Burr se retrouve au beau milieu de la foule japonaise. Sa présence est un simple ajout, comme nous pouvons le voir dans le parallèle fait avec le premier film japonais d'Ishiro Honda, réalisé deux ans plus tôt, dont les scènes sont identiques plan pour plan. Dans cette liste, on retrouve aussi Doctor Strange (qui dérange pour le choix de Tilda Swinton dans le rôle d'un personnage qui est tibétain dans le comics original), Edge of Tomorrow ou encore Le Dernier Maître de l'air. La liste est longue et Iron Fist et Death Note ne font que l'allonger...

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