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Vidéo : la richesse des personnages féminins dans les films de Miyazaki

Publié le

par Lucille Bion

( La princesse Mononoké © YouTube )

Le studio Ghibli est-il féministe ? Pour la vidéaste Charline Jao, la réponse est "oui" et les héroïnes d’Hayao Miyazaki devraient même être des modèles pour toutes les petites filles.

"Beaucoup de mes films comportent des personnages féminins forts. Des filles courageuses et indépendantes, qui n’hésitent pas une seule seconde à se battre avec tout leur cœur pour les causes auxquelles elles croient. Elles auront peut-être besoin d’un ami, ou d’un soutien, mais en aucun cas d’un sauveur. Les femmes peuvent être aussi héroïques que les hommes."

Voilà ce qu’avait déclaré au Gardian, en 2015, Hayao Miyazaki, le cocréateur du studio Ghibi. Pour souligner l’importance de la place des femmes dans son œuvre, Charline Jao, du site The Mary Sue, s’est intéressée aux héroïnes de sa maison de production, dans une vidéo relayée par Télérama,

Chihiro, la vilaine Yubaba et sa sœur Zeniba, la capricieuse Mei et la sage Satsuki, l’espiègle Kiki la sorcière ou encore les princesses Nausicaä et Mononoké… toutes s’opposent très clairement aux classiques princesses de Disney (comme Cendrillon), trop romantiques et trop busy à trouver le prince charmant. Le mariage dans les films de Ghibli ? On n’y pense même pas : tout le monde est trop occupé à sauver le monde !

Indépendantes et complexes

Les personnages féminins d’Hayao Miyazaki se caractérisent en effet avant tout par leur indépendance et leur détermination. Agressives, cool ou mignonnes, elles défendent une belle cause : de la préservation de la nature à la liberté des femmes. C’est justement parce qu’elles sont différentes, hargneuses et attachantes que le studio Ghibli – considéré comme innovant et avant-gardiste – a su séduire son public.

Les méchantes comme les plus braves sont si bien écrites qu’elles possèdent toutes une personnalité riche et complexe, analyse la vidéaste. Loin du manichéisme facile, les plus vilaines de ces films oniriques possèdent chacune une part de bienveillance, comme la finalement maternelle Yubaba, qui ne cherche qu’à développer son business dans Le Voyage de Chihiro.

Animés par leur force et leur courage, les personnages féminins du réalisateur japonais nous poussent à adopter une lecture féministe de ses œuvres. En privilégiant le ciel, les châteaux ou le grand air et non le foyer, ces jeunes filles tirent un trait sur les tâches domestiques et l’idée que les hommes sont là pour les aider. Girl power !

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