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Vidéo : dans un film engagé, Maïwenn dénonce la maltraitance animale

Publié le

par Lucille Bion

Ou comment un chien est convoqué... au tribunal.

Si l’abandon des animaux augmente considérablement l’été, la Fondation 30 millions d’amis invite à ne pas baisser la garde en cette période de rentrée automnale. L’institution s’est associée à la cinéaste Maïwenn pour sensibiliser les propriétaires des animaux de compagnie. Courte mais très efficace, la vidéo imaginée par la réalisatrice prend des allures de film procès.

Un chien est convoqué au tribunal, accusé d’avoir prodigué les plus beaux soins à sa famille : la consoler, lui avoir donné son affection sans rien attendre en retour, la protéger des cambrioleurs, avoir joué avec les enfants… Après l’énumération des faits, sur une musique inquiétante, le verdict sévère est donné : la peine de mort.

Cette vidéo intitulée Les Innocents vise à alerter la société sur le sort terrible réservé aux animaux, abandonnés malgré eux : l’euthanasie. Il n’y a vraiment pas de quoi remuer la queue devant cette campagne déchirante :

Pour ceux qui ne seraient toujours pas convaincus par cette nouvelle campagne puissante, le site internet de la Fondation cite la loi qui s’applique dans ces cas d’abandon : "Faute de place dans les refuges, les animaux amenés en fourrière et non réclamés par leur maître à l’issue du délai légal de garde de 8 jours, risquent la mort." Et de préciser :

"Avant d’en arriver à cette insupportable extrémité, la loi prévoit la possibilité de confier les animaux à des associations et fondations de protection animale, seules habilitées à les proposer à l’adoption. Toutefois, compte tenu du nombre de chiens et de chats abandonnés – 100 000 chaque année – les refuges se retrouvent régulièrement surchargés et ne peuvent pas tous les recueillir. L’euthanasie, censée constituer un 'dernier recours', concerne, dans les faits, de trop nombreux innocents. "

Outre cette réalisation surprenante, Maïwenn présentera dès le 28 octobre son nouveau film ADN pour mener, cette fois, un autre combat : celui d’une jeune femme en quête d’identité, partagée entre la culture française et algérienne.

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