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Frissonnez : voilà les 5 meilleurs films bien glauques avec des insectes

Publié le

par Arthur Cios

Alors que La Nuée, l’un des meilleurs films du genre, sort en salles, retour sur les plus belles pépites grouillantes.

Depuis ses débuts, le cinéma d’horreur a compris que les choses les plus inquiétantes à exploiter à l’écran, en dehors des fantômes, sont les insectes. Ces petites créatures rebutantes, grouillantes, ont souvent été considérées comme sales et dangereuses. En France, nous sommes timides sur le sujet. Déjà que le cinéma d’horreur hexagonal n’a pas toujours été une entreprise des plus évidentes, personne ne s’était essayé à l’exercice.

La Nuée rompt cette malédiction avec brio et prouve que l’on peut faire des films incluant des rampants avec beaucoup d’intelligence. À cette occasion, on s’est penché sur ce sous-genre pour essayer de se mettre d’accord : quels sont les meilleurs films d’insectes, ceux qui se démarquent et qui sont les plus originaux ou importants ? Pas ceux avec juste des araignées géantes, ceux qui essaient de proposer autre chose. Voilà notre sélection.

#1. Phase IV, de Saul Bass (1974)

Saul Bass s’est d’abord fait un nom dans un domaine où les artistes ne sont pas assez reconnus, à savoir en tant que designer. Son travail sur les génériques ou les affiches pour Hitchcock, Kubrick et plus tard Scorsese lui ont ouvert des portes, lui permettant de faire un long-métrage. Un seul, mais culte. Sur le papier, il s’agit juste de scientifiques confrontés à des fourmis voulant dominer le monde. En réalité, c’est une œuvre écologique, apocalyptique, qui laisse planer le doute sur l’origine de tout ça.

#2. Phenomena, de Dario Argento (1985)

S’il n’est pas parfait, et non comparable aux plus belles œuvres de sa filmo comme Suspiria, il demeure un film important. Il s’agit du premier film en anglais de Dario Argento, avec une certaine Jennifer Connelly. Et si tout ne marche pas, force est de constater que le pitch est intéressant et différent des autres propositions. Ici, l’insecte n’est pas la menace. Confrontée à un tueur en série, une jeune femme isolée se rend compte qu’elle peut contrôler des insectes et s’en servir pour se protéger.

#3. La Mouche, de David Cronenberg (1987)

Le plus grand film d’insectes de l’histoire du cinéma n’est pas un film d’insectes. Il est bien plus. Une réflexion sur la maladie, le couple, la métamorphose, la mort. L’insecte n’est pas une petite chose sale qui fait peur parce qu’il va vite ou qu’il se déplace en nombre, il est le protagoniste. Un scientifique décide d’essayer une machine à se téléporter, ne se rendant pas compte qu’une mouche s’est introduite dans la cellule en même temps. Il va, tout du film durant, avec pléthore d’effets gores, se transformer petit à petit en mouche. Un immense film, tout simplement.

#4. Mimic, de Guillermo del Toro (1997)

Le deuxième long-métrage du maestro del Toro fut une aventure jonchée de péripéties, de galères, de tournage compliqué, de montage massacré par Harvey Weinstein. Sa première excursion à Hollywood a été une mauvaise expérience pour le réalisateur mexicain oscarisé, mais le film demeure une pépite. Encore des expériences de scientifiques qui se passent mal, et les cafards sur lesquels ils travaillent pour éradiquer une maladie mortelle vont atteindre une taille humaine.

#5. Bug, de William Friedkin (2006)

Le réalisateur de L’Exorciste n’aura pas fait de films d’horreur pendant plusieurs décennies, mais son retour dans le genre était brillant. Sur le principe, on suit juste deux personnages (dont le génial Michael Shannon) confrontés à des insectes qui se glissent sous la peau. Mais Friedkin transforme l’invasion en autre chose, misant sur la paranoïa. Est-ce un complot ? Est-ce même réel ? Bug est une pépite mésestimée qui mérite toute votre attention.

Bonus : La Nuée, de Just Philippot (2021)

À l’heure où le cinéma français cherche à finaliser sa recette du film fantastique et d'horreur, certains essais semblent nous convaincre que nous sommes sur le point de vivre le début d’une période incroyable du côté du septième art français. La Nuée, en mêlant drame agricole, comme nous savons si bien le faire, à une invasion gore de sauterelles, en est la preuve. Un chef-d’œuvre, tout simplement.

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