Trailer : Nicolas Cage dans un nanar de propagande religieuse

"The End Begins". Voilà comment on pourrait résumer en une punchline la bande-annonce de Left Behind, le nouveau nanar dans lequel Nicolas Cage a accepté le premier rôle. Et cette fois-ci, on peut dire qu'il l'a bien choisi tant il accumule les mauvais points. Peut-être l'un des pire choix de sa carrière d'acteur.

D'une, voici son magnifique trailer, fait de vitres qui se brisent sans prévenir et au ralenti, de passagers d'un avion qui disparaîssent (mais qui ont la décence de laisser leurs vêtements sur leur siège) ainsi que de petits avions qui s'écrasent à côté d'un des personnages principaux.

Et pendant ce temps, Nicolas Cage d'affirmer en pilote de ligne :

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Moi aussi je veux comprendre.

De deux, le réalisateur n'est autre que Vic Armstrong, un cascadeur et doubleur attitré (dans Indiana Jones ou quelques James Bond) passé derrière la caméra en 1993 avec Joshua Tree. Pas forcément une flèche en termes de réalisation. Il aussi travaillé sur un nombre incalculable de blockbusters soporifiques, entre The Amazing Spider-Man (2012) et Charlie et ses drôles de dame (2000) en tant qu'assistant réalisateur.

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De trois, Left Behind est l'adaptation du livre d'un auteur bien connu aux États-Unis : Tim LaHaye, un pasteur américain de 88 ans qui négocie depuis 1995 une carrière d'écrivain prolifique (on compte déjà 16 romans pour une même série) à base d'intégrisme religieux et de conspirations. À son CV, il faut aussi ajouter une pointe d'homphobie, distillée dans son livre The Unhappy Gays publié en 1978. Il souligne notamment le "fait" que l'homosexualité est une maladie et qu'elle peut-être "soignée". Oui oui.

Heureusement, on a connu Nicolas Cage en meilleure forme, notamment dans Joe, sélectionné en compétition officielle à la Mostra de Venise 2013.

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Par Louis Lepron, publié le 02/06/2014

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