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Le tournage de Cinquante nuances de Grey n’a pas été tout rose

Publié le

par Lucille Bion

( © Universal Pictures )

Une interview de la réalisatrice Sam Taylor-Johnson révèle que ce n’était pas la grosse ambiance sur le plateau…

( © Universal Pictures )

En seulement deux longs-métrages, la réalisatrice Sam Taylor-Johnson a réussi à se faire une place au sommet. Cette performance est moins due à son Nowhere Boy (dans lequel joue son mari Aaron Taylor-Johnson) qu’à l’adaptation du best-seller d’E.L. James, Cinquante nuances de Grey. Le film phénomène a beau avoir cartonné au box-office, il a divisé pendant des semaines les spectateurs, beaucoup étant déçus par son côté plan-plan, bien loin de l’érotisme torride vendu lors de la promo.

Dans une interview accordée au Telegraph début juin, relayée en France par le site Écran large, la réalisatrice – dont le travail fut vivement critiqué à la sortie du film – a expliqué qu’il y avait eu quelques divergences sur le plateau. Ironiquement, ce n’est pas la faute des acteurs, comme cela arrive souvent. La responsable, c’est l’auteure de la saga : E.L. James. Sam Taylor-Johnson confie que la romancière était désagréable avec elle. Elles se disputaient souvent toutes les deux, et la cinéaste l’a très mal vécu :

"J’apprécie tout le monde, et je suis toujours perplexe quand on ne m’aime pas. Quand je ne peux pas guider une personne, quand il n’y a aucune synergie, je ne comprends pas."

Le problème des coups de cravache

Leurs disputes concernaient souvent les scènes de sexe. E.L. James était persuadée qu’elles auraient dû être plus explicites tandis que Sam Taylor-Johnson misait sur la subtilité. Pour les scènes sadomasochistes, la réalisatrice voulait par exemple que Dakota Johnson demande à son amant, l’insaisissable milliardaire joué par Jamie Dornan, de cesser ses coups de cravache en utilisant le code "rouge", tandis que l’écrivaine souhaitait qu’elle utilise un mot plus franc comme "stop".

Leurs engueulades semblent donc, avec quelques années de recul, moins "créatives" que ce qu’affirmait Sam Taylor-Johnson en 2015 dans le magazine Porter. Depuis que la cinéaste a été évincée de la franchise, reprise par James Foley, elle s’exprime même sans pincettes sur son intérêt pour la trilogie :

"Je ne regarderai jamais ces films. J’ai littéralement zéro intérêt pour ça. […] Je ne pourrai jamais dire que je regrette, sans quoi ma carrière serait finie. Avec le recul, est-ce que je le referais ? Bien sûr que non. Je serais folle."

La réalisatrice le dit cash, elle est ravie d’être sortie de cet enfer.

Le projet d’Universal s’achèvera avec la sortie du troisième volet de la saga faussement scandaleuse en février 2018. Et comme le cirque promotionnel n’en finit pas depuis maintenant trois ans, le premier teaser de Cinquante nuances plus claires a déjà fuité. Si vous l’avez loupé, on pose ça là :

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