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The Miseducation of Cameron Post, le film LGBTQ+ qui a triomphé à Sundance

Publié le

par Lucille Bion

( © Sundance )

Depuis quelques semaines, The Miseducation of Cameron Post fait beaucoup parler de lui. Mais au fait, de quoi parle ce petit film indé ?

Forrest Goodluck, Sasha Lane et Chloë Grace Moretz. (© Sundance)

Sur l’affiche, on reconnaît les bouilles de Sasha Lane et Chloë Grace Moretz, dont les carrières ont respectivement été propulsées par American Honey et Kick Ass. À leur gauche, Forrest Goodluck (aperçu dans The Revenant) vient compléter le trio magnétique. Samedi dernier, à la clôture de Sundance − qui célèbre le cinéma indépendant depuis 1985 −, l’équipe de The Miseducation of Cameron Post a reçu le grand prix du jury. Très prestigieux, ce festival a notamment révélé Call Me by Your Name et Get Out, qui concourent maintenant aux Oscars.

Avec cette récompense, l’attention portée à ce film LGBT, coécrit et réalisé par Desiree Akhavan, ne devrait donc pas faiblir. La cinéaste irano-américaine, connue pour Appropriate Behavior (un film sur la bisexualité), s’est plongée dans le roman éponyme d’Emily M. Danforth pour son nouveau projet.

Paru en 2014, il relate la découverte du sexe par une jeune fille de 12 ans, qui est partie vivre chez sa tante psychorigide après un accident ayant coûté la vie de ses parents. Elle se réfugie alors dans les bras de sa meilleure amie, ce qui lui vaut d’être envoyée dans un camp de thérapie dite de "conversion".

Si l’histoire du livre se déroule dans les années 1990, les programmes de conversion sexuelle pour les gays restent d’actualité aux États-Unis. Dans l’adaptation cinématographique de Desiree Akhavan, l’héroïne est campée par Chloë Grace Moretz, dont le personnage file droit dans l’un de ces centres après avoir été surpris dans ses ébats avec la queen de son lycée, explique l’AFP.

L’actrice a justement dédié le prix à toutes les victimes de ce système déshumanisant :

"Au nom de toute l’équipe de Cameron Post, nous voulons dédier ce prix aux LGBTQ qui ont survécu à une thérapie de conversion sexuelle. Nous voulions faire ce film simplement pour mettre en lumière le fait qu’il est illégal de pratiquer des thérapies de conversion sexuelle dans seulement neuf États sur les 50 que compte ce pays."

Il faudra toutefois attendre pour connaître la date de sortie de ce film, qui n’a pas encore de distributeur.

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