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On pourra bientôt voir des films en 3D au cinéma sans porter de lunettes

Publié le

par Thibault Prévost

Crédit: Flickr/CC

Grâce à ce nouveau système, qui utilise une cinquantaine de miroirs pour créer une impression de profondeur, le cinéma 3D sans lunettes devient possible.

Maintenant que l'excitation autour de la technologie est retombée, on peut l'affirmer sans détour : la vidéo 3D domestique n'a pas pris. Même si les télévisions en 3D sans lunettes existent, avec des prix (relativement) accessibles au commun des mortels, c'est à croire que, finalement, voir nos films en 3D ne nous disait trop rien.

En revanche, la 3D se maintient au cinéma, mais il faut toujours se coltiner la bonne vieille paire de bésicles indissociables de l'expérience visuelle. Et ça en énerve plus d'un.

Car contrairement à la télévision, où le spectateur est grosso modo en face de l'écran et à une distance à peu près régulière, l'écran de cinéma est destiné à une foule, placée soit très proche de l'écran (avec l'angle d'inclinaison du regard qui va avec) soit très loin, et beaucoup plus haut.

50 miroirs pour un écran

Le positionnement des spectateurs est donc un problème majeur pour la 3D sans lunettes, qui se base sur l'effet de parallaxe (c'est-à-dire l'influence de la position d'un observateur sur sa perception d'un objet) pour créer une impression de profondeur. Dans une salle de cinéma, il est impossible de créer différentes parallaxes selon l'endroit où sont placés les spectateurs, d'où le recours à des lunettes. Mais un prototype conçu par des  équipes du MIT et de l'Institut Weizmann offre enfin une solution au casse-tête optique.

Leur système, sobrement nommé Cinema 3D, se base sur une série de miroirs, disséminés à travers une pièce, et un nouveau type de lentille, qui permet de projeter l'image en créant différents effets de parallaxe simultanément. Le tout sans toucher à la résolution de celle-ci, un problème récurrent dans la conception de systèmes de projection en 3D.

Pour le moment, ce système dit "automultiscopique" n'existe qu'à l'échelle d'une feuille de papier, et nécessite déjà plus de 50 miroirs. Une commercialisation à l'échelle des écrans de cinéma n'est donc pas pour tout de suite.

Néanmoins, à l'heure où le 7e art entame une révolution de forme avec l'émergence de la réalité virtuelle, la 3D peut encore avoir son mot à dire. Et l'expérience cinématographique se poursuivre sur un écran.

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