Spike Lee sublime le New York du confinement à travers un court-métrage

Pendant le confinement, Spike Lee a voulu rendre hommage à New York dans un court-métrage aussi simple que sublime.

À défaut de présider le Jury du Festival de Cannes cette année, Spike Lee a réalisé un court-métrage sur New York que l’on peut désormais visionner sur son Instagram depuis vendredi. Comme une lettre d’amour à cette ville sublime, le cinéaste a capturé les endroits iconiques de la Big Apple, de la Statue de la Liberté au parc de Wonder Wheel en passant par le métro de Wall Street et les rues d’Harlem.

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Cette carte postale mouvante annonçant l’éclosion du printemps montre aussi la dure réalité qu’est en train de traverser la ville, comme le reste du monde. Alors que les Français sont déconfinés depuis le 11 mai, les New-Yorkais doivent toujours rester chez eux. Considérée désormais comme l’épicentre mondial de la pandémie du Covid-19, New York est devenu calme et déserte comme le démontre le nouveau court-métrage de Spike Lee. 

Le cinéaste de Do The Right Thing ou BlacKkKlansman : j’ai infiltré le Ku Klux Klan filme dans la deuxième partie de son film le corps médical aux premières loges, sur le front. Ambulances, brancards, sirènes, centre de traumatologie… autant de personnel et de services mobilisés pour aider les victimes à traverser cette épreuve inédite qu’on ne manquera pas d’applaudir aussi, de l’autre côté de l’Atlantique. 

Poignant, ce New York New York, sur la chanson éponyme de Frank Sinatra rappelle que demain sera un autre jour, où l’on pourra renaître : I want to wake up, in a city that never sleeps / And find I’m king of the hill / Top of the heap. Très poétique, Spike Lee apaise ainsi le climat anxiogène de cette magnifique ville fantôme, qu’il nous tarde de retrouver en pleine ébullition. 

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Par Lucille Bion, publié le 11/05/2020