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Pour Scarlett Johansson, Black Widow a été trop sexualisée

Publié le

par Arthur Cios

Black Widow, la première des supers de Marvel à rejoindre le MCU (© Disney / Marvel)

Selon elle, c’est une bonne chose qu’un spin-off sur Black Widow ne se soit pas fait plus tôt – et on est d’accord.

Depuis Iron Man en 2008, il aura fallu attendre 2019 et une vingtaine de films avant qu’un long-métrage centré sur un personnage féminin sorte en salles. Captain Marvel aura été le premier, et ne sera pas le dernier. Même s’il s’agit d’une bonne nouvelle sur le fond, on peut argumenter que Disney a un peu tardé. Mais selon Scarlett Johansson, c’est peut-être un mal pour un bien. 

Dans un entretien accordé à Collider à l’époque du tournage de son film Black Widow, 24e pièce du MCU et prochain film Marvel à sortir en salles, cette dernière s’est exprimée sur l’hypersexualisation de Natasha Romanoff. Et elle n’est pas mécontente que le film se soit fait alors que le personnage n’a plus la même image qu’il y a dix ans. Pour rappel, Johansson a fait son entrée dans le MCU dans Iron Man 2 en 2010.

Elle explique ainsi :

"Tu regardes 'Iron Man 2', et même si c’était très fun à faire et que j’ai eu beaucoup de très bons moments en faisant le film, le personnage est tellement sexualisé. Ils en parlent comme si elle était un objet, une possession, une chose. Et Tony fait même référence à elle en disant à un moment donné 'j’en veux'.

À un autre moment, il l’appelle un morceau de viande et peut-être qu’à l’époque, je voyais ça comme un compliment. Parce que je voyais les choses différemment. […] Ça change maintenant. Maintenant, les spectateurs, les jeunes filles, reçoivent un message bien plus positif. Et c’est incroyable de faire partie de ce changement et d’être de l’autre côté de l’histoire et réussir à le faire progresser. D’évoluer. Je trouve ça cool.

Je pense que Natasha utilise sa sexualité comme une manière d’arriver à ses fins, pour manipuler la situation. […] Son pouvoir est sa sexualité, mais cela a changé au fil du temps. Sa force est en fait sa vulnérabilité. C’est là où l’on en est maintenant et dans 'Endgame', elle se sacrifie par amour. Elle sauve ses amis. Elle sauve tout le monde. Et je pense qu’être dans cette perspective et être capable de prendre cette décision, cet acte si altruiste est incroyablement puissant. C’est incroyable qu’elle puisse en être là."

Il est certain qu’un film Black Widow en 2011 n’aurait pas eu la même portée ni le même message qu’en 2021. Reste à savoir ce que raconteront les dernières aventures marvelesques de l’actrice américaine. Réponse le 7 juillet prochain.

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