On sait enfin qui est Jack l'éventreur

Selon Russel Edwards, enquêteur à ses heures perdues, le mystère de Jack l'éventreur est enfin résolu. D'après lui, on sait enfin qui agissait derrière le masque de l'un des plus célèbres tueurs du XIXe.

Johnny Depp à la poursuite de Jack l'éventreur dans From Hell

Johnny Depp à la poursuite de Jack l'éventreur dans From Hell (2001)

Jack l'éventreur est ce que Johnny Depp est au cinéma de Tim Burton : l'acteur a autant de visages sur grand écran pour le cinéaste que le célèbre tueur n'a eu d'hypothèses formulées à son sujet. On peut citer notamment Lewis Caroll, mondialement connu pour être l'auteur des Aventures d'Alice au pays des merveilles ou Walter Sickert, peintre impressionniste de l'époque. Tous deux ont été suspectés.

Publicité

Mais selon The Daily Mail, Jack l'éventreur a enfin été démasqué, plus d'un siècle après ses actes qui ont vu des prostituées être tuées dans les bas-fonds de Londres lors de l'automne 1888. Le quotidien britannique se repose sur une enquête longue de sept années engagée par Russel Edwards. Ce riche homme d'affaires britannique de 48 ans a décidé en 2007 d'acquérir un châle aux enchères. Il avait appartenu à l'une des victimes de l'assassin, Catherine Eddowes.

Russel Edwards l'a ainsi acheté au descendant de l'officier de police qui était présent sur la scène du crime, le jour où la prostituée avait été tuée. Le châle est ensuite passé entre les mains de l'épouse de policier jusqu'à atterrir, de génération en génération et sans avoir été lavé, dans les mains de l'homme d'affaires. Ce dernier remarque une chose : l'objet n'a pas pu appartenir à la prostituée. Elle n'aurait pas pu se le permettre.

Un châle et un expert à Interpol

Aussi, il décèle un autre indice à même le châle. Il y a un motif récurrent : des marguerites. Elles sont les emblèmes des fêtes de Saint-Michel pour les chrétiens (29 septembre) et les orthodoxes (8 novembre). Deux dates qui correspondent aux jours des activités mortifères de Jack l'éventreur. Un message laissé près du cadavre de la part du tueur ? C'est bien possible.

Publicité

(Capture d'écran du Daily Mail)

(Capture d'écran du Daily Mail)

Russel Edwards s'est aussi aidé des dires d'un responsable du musée du crime de Scotland Yard. Il avait confié à l'époque des meurtres que, parmi les six hommes suspectés, un avait le profil. Nom : Aaron Kosminski. Profession : barbier-coiffeur. Lieu d'habitation : le quartier de Withechapel dans l'est de Londres. Peu après les crimes, il aurait passé le restant de ses jours dans un asile.

Poursuivant son enquête, Russel Edwards se penche encore plus longuement sur le châle. Il retrouve du sperme ainsi que des cellules de rein, en provenance de la victime. Avec l'aide d'un expert en analyse génétique, il réussit à lier l'ADN contenu dans le sperme avec une descendante de la soeur de Aaron Kosminski. Le résultat s'avère positif.

Publicité

126 ans après, l'enquêteur amateur Russel Edwards en est certain : il a résolu l'une des séries de meurtres les plus connues et les plus mystérieuses au monde. Mais les spécialistes de l'affaire ne sont pas encore convaincus par son argumentaire.

Jack l'éventreur, une bonne recette au cinéma

Jack l'éventreur, au-delà d'être une figure d'épouvante, c'est aussi et avant tout une figure de la pop culture. Au cinéma, il y est présent depuis des décennies. Sa première apparition remonte à 1943, devant la caméra de John Brahm.

Pas moins de dix films ont été réalisés en s'aidant de ses actes morbides, de Sherlock Holmes contre Jack l'Eventreur en 1965 à La Fille de Jack l'éventreur en 1971 en passant par C'était demain (1979). Ce film de Nicholas Meyer voyait le tueur de Londres prendre place dans... la machine à remonter le temps de H.G Wells.

Publicité

On se souvient aussi, et plus récemment, de From Hell en 2001. Johnny Depp incarne Fred Abberline, un agent de Scotland Yard qui trouve dans la formulation des meutres de Jack l'éventreur un certain "doigté". Le film est loué par les spécialistes de l'affaire pour la reconstitution solide du quartier de Whitechapel de la fin des années 1880.

Par Louis Lepron, publié le 08/09/2014