Par Lucille Bion

Actuellement en promo, l’acteur fascinant de High Life révèle ses plans de carrière et dévoile son envie de tourner avec des cinéastes européens.

(Good Time © Ad Vitam)

À l’occasion de son passage à San Sebastian pour la présentation de High Life, Robert Pattinson est revenu longuement sur ses choix de carrière lors d’une interview avec AlloCiné. Un parcours qui prouve que l’acteur a toujours cherché à repousser ses limites et à sortir de sa zone de confort.

Depuis le phénomène Twilight, le jeune anglais a tracé son chemin en parvenant à faire oublier les deux étiquettes ultra-résistantes qui lui collaient à la peau : celle d’ex-vampire à l’écran et de petit ami humilié IRL de Kristen Stewart. Le fantasme des ados aura aussi incarné Cédric Diggory, le temps d’un chapitre d’Harry Potter.

Lorsque David Cronenberg lui a tendu la main pour le pointu Cosmopolis puis Maps to the Stars, le jeune comédien a pu délaisser les gros blockbusters pour s’engouffrer dans la brèche du cinéma d’auteur. Et à ce titre, Pattinson peut se vanter d’avoir l’une des plus belles filmographies du cinéma contemporain, dont Good Time, le film des frères Safdie, dans lequel il a réalisé une performance unanimement saluée.

Dans l’interview, Robert Pattinson se souvient aussi de son manque d’assurance, lorsque son agent lui a parlé du film de David Cronenberg :

"L’autre jour, j’ai retrouvé un échange d’emails que j’avais eu avec mon agent, quand il venait juste de me proposer le rôle, dans lequel je lui disais : 'je ne sais pas comment je vais faire, je ne devrais pas le faire, je vais tout rater'. Je ne me souvenais pas de tout ça. […] Je n’étais pas sûr de tout comprendre. J’évitais même de parler à Cronenberg, et puis j’ai fini par lui expliquer que je n’étais pas sûr de comprendre de quoi le film parlait."

Nostalgique d’une certaine idée du cinéma d’antan, Robert Pattinson, séduit par l’industrie et les festivals comme Cannes, ne cache pas son envie de fréquenter les réalisateur.trice.s européen.ne.s :

"J’adorerais tourner avec Godard. Mais c’est très difficile à atteindre ! (rires) J’ai toujours aimé Jacques Audiard. Il y a aussi Catherine Breillat, Leos Carax, Erick Zonca… Il y en a plein ! C’est impressionnant quand vous vous retrouvez dans une même pièce avec Claire Denis par exemple. Je suis tellement heureux d’avoir travaillé avec elle, mais aussi parce qu’on sent vraiment que c’est un film de Claire Denis."

High Life est sorti au cinéma mercredi et raconte l’histoire d’un groupe de criminels condamnés à mort, à qui l’on propose de devenir les cobayes d’une mission spatiale en dehors du système solaire pour échapper à leur sort. La légende raconte que le film aurait provoqué des malaises et des vomissements au festival de Toronto.