Anna Taylor-Joy dans The Witch. (© Universal Pictures)

Le duo de The Witch aiguise ses canines pour le remake de Nosferatu

Il y a franchement pire comme équipe. Pour sa mise en orbite, le remake de Nosferatu devrait bénéficier de l’association Robert Eggers/Anya Taylor-Joy, la paire gagnante de The Witch.

Anna Taylor-Joy dans The Witch. (© Universal Pictures)

Nous vous l’annoncions il y a un moment déjà. Depuis, le projet semble avancer doucement mais sûrement. Souvenez-vous : Hollywood avait confié la mise en chantier du remake de Nosferatu au cinéaste Robert Eggers, 33 ans. En 2015, le jeune talent montant de la scène indé avait marqué les esprits, à Sundance (en compétition) comme à Gérardmer (d’où il est reparti avec le prix du jury SyFy), grâce à un premier film clivant et maîtrisé : The Witch.

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Il y mettait en scène, dans la Nouvelle-Angleterre des années 1630, une famille ultra-pieuse sombrant graduellement dans l’hystérie et la peur au contact d’une puissance maléfique et insaisissable. La comédienne Anya Taylor-Joy (aperçue dans Split, et bientôt dans Glass, la suite que prépare Shyamalan ainsi que dans X-Men : Les Nouveaux Mutants) en était la fracassante révélation, livrant une solide prestation en fille qui devient femme sous le regard puritain de ses parents dévots.

Joyeuses retrouvailles

Pour les besoins de sa revisite de Nosferatu, sous la houlette de Studio 8, Robert Eggers aura vraisemblablement le grand plaisir de retrouver la jeune comédienne. Repérée à l’origine par la découvreuse de Kate Moss et Cara Delevingne, la principale concernée est actuellement en pleines négociations – son agenda serait très chargé (succès oblige) – pour endosser un rôle à ce jour inconnu.

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Créé par le cinéaste allemand Friedrich Wilhelm Murnau sur la base du Dracula de Bram Stoker, le personnage de Nosferatu, alias le comte Orlok, a trusté le grand écran à trois reprises par le passé : dans l’œuvre originelle de 1922, mais aussi dans Nosferatu, fantôme de la nuit (Werner Herzog, 1977) et Nosferatu à Venise (1988). La version en devenir reviendrait, pour sa part, sur le quotidien du vampire en son fief de Transylvanie. Le tout, autour d’une trame a priori classique.

© Archives du 7e Art/Prana-Film Berlin

Par Mehdi Omaïs, publié le 15/08/2017

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