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Pour Christopher Nolan, les studios n'ont tiré aucune leçon de Tenet

Publié le

par Lucille Bion

Le réalisateur de Tenet se dit inquiet du monde dans lequel l'industrie du septième art s'apprête à vivre.

Que vous l’ayez aimé ou détesté, Tenet est sans conteste le film le plus salutaire de l’année. Considéré comme LE film qui allait sauver l’industrie en 2020, le blockbuster de Christopher Nolan s’est battu pour trouver son public aux quatre coins du monde tout en bravant la pandémie mondiale qui affaiblit gravement le septième art.

Ce long-métrage d’espionnage qui a révélé John David Washington et offert un nouveau rôle ambitieux à Robert Pattinson nous a retourné le cerveau, avec ses différentes temporalités et ses multiples voyages à travers le monde pour empêcher une Troisième Guerre mondiale à l’aide de l’inversion du temps.

La Warner n’a pas souhaité traiter Tenet, poule aux œufs d’or du studio, comme une sortie traditionnelle. La France a donc pu découvrir le film dès le 26 août 2020, avant les États-Unis, qui ont dû patienter jusqu’au 3 septembre 2020. Au total, le film, qui a nécessité 200 millions de dollars, a engrangé 347 100 000 millions de dollars, selon le site de référence Box Office Mojo.

À titre de comparaison, les résultats du box-office mondial de Tenet représentent 28 % du total de Dunkerque et 18 % de celui d’Inception, deux précédents films de Christopher Nolan.

S’adapter à la pandémie

Selon les experts, un film comme Tenet aurait dû rapporter un milliard si le monde avait pu échapper à cette crise sanitaire et économique. Si Christopher Nolan se réjouit de ce score au box-office mondial en cette période délicate pour le cinéma, il reste très inquiet pour l’industrie, en pleine panade, comme il le confie au Los Angeles Times :

"La Warner a sorti 'Tenet', et je suis ravi qu’il ait rapporté près de 350 millions de dollars. Mais j’ai peur que les studios n’en tirent de mauvaises conclusions – plutôt que de regarder là où le film a bien marché et comment cela peut leur fournir des revenus dont ils ont besoin, ils se focalisent sur le fait que les résultats n’étaient pas à la hauteur des attentes d’avant la pandémie et qu’ils commencent à accuser les salles de cinéma d’être responsables de toutes les pertes liées à la pandémie, au lieu de s’adapter – ou de reconstruire notre business, pour le dire autrement."

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