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Pixar met gratuitement en ligne 2 courts-métrages pour soutenir la communauté asiatique

Publié le

par Lucille Bion

Float et Wind portent un message de soutien aux victimes de racisme anti-asiatique sous toutes ses formes.

Pixar a bâti sa légende autant grâce à ses courts-métrages qu’à ses longs-métrages. Si le studio d’animation a connu une crise lorsque John Lasseter, le PDG historique de l’entreprise, a été accusé d’agressions sexuelles par ses employées, Pixar a immédiatement riposté en médiatisant ses nouveaux projets afin de poursuivre l’écriture d’une entreprise en pleine expansion.

Ainsi, le programme SparkShorts a vu le jour en 2019 sur les réseaux sociaux, bien que lancé officieusement en mai 2017. Le but ? Dénicher des voix créatives pour donner vie à de nouvelles histoires. Avec peu de temps et peu d’argent, les réalisateurs doivent faire un film sur le sujet qu’ils souhaitent.

Float et Wind sont deux courts-métrages que Pixar vient de dévoiler et qui sont issus de ce programme. Ces deux films traitent de l’immigration, en sept et huit minutes. Une thématique qui semble désormais chère aux dirigeants, qui viennent de frapper fort sur Disney+ avec Soul, le premier film de la maison à mettre en scène un personnage noir. En mettant en ligne ces deux films, Pixar veut "porter un message de solidarité aux Asiatiques et aux Asio-Américains victimes de la haine anti-asiatique sous toutes ses formes".

Fier de cette démarche inclusive, Pixar a décidé de rendre accessibles ces deux films pour lutter contre les discriminations envers les communautés asiatiques. Float et Wind sont donc disponibles gratuitement sur YouTube depuis le 26 février dernier, au moment où le monde entier a constaté que le nombre d’actes racistes anti-asiatiques a explosé depuis un an, à cause de la pandémie de Covid-19, dont la première infection signalée aurait eu lieu dans un marché de Wuhan, en Chine.

Dans Float, on voit un adorable bébé s’émerveiller devant de belles choses et perdre littéralement pied face à ses émotions. Capable de voler, l’enfant est caché par son père qui ne veut pas que l’on perçoive sa différence. Son père est partagé entre l’amour qu’il éprouve pour sa progéniture et le regard des autres, symbole des normes de notre société.

De son côté, Wind dépeint la relation d’une grand-mère et son petit-fils, qui vivent dans des conditions modestes mais dont l’imagination débordante n’a aucune limite.

Ces deux courts véhiculent ainsi des valeurs d’ouverture et de bienveillance, qui sont peut-être encore trop rares ces temps-ci.

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